France : Le FN ne décroche aucune région

La droite dirige désormais sept régions, la gauche se contente de cinq présidences et le FN échoue une fois encore au second tour. Dans les états-majors, personne ne criait victoire dimanche à l’issue du second tour des régionales. Représentants du PS et de LR partageaient néanmoins une satisfaction: avoir privé Marine Le Pen et ses candidats de tout succès.

Manuel Valls, rapporte LE FIGARO.fr, a expliqué ne ressentir «aucun soulagement, aucun triomphalisme» et a salué «les électeurs qui ont répondu à l’appel très clair, très net, très courageux, celui de la gauche à faire barrage à l’extrême droite». Nicolas Sarkozy, lui, a remercié «les millions d’électeurs quelle que soit leur appartenance politique qui se sont portés sur les listes des Républicains et du centre», une reconnaissance qui s’adressait notamment aux électeurs de gauche qui ont voté pour Xavier Bertrand et Christan Estrosi en duel face au FN.

Les premiers enseignements concernent les résultats dans les six régions où le FN était arrivé en tête au premier tour. Xavier Bertrand et Christian Estrosi l’emportent chacun face à Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen. Selon des résultats non définitifs, le premier recueillerait 57,2 %, battant largement la présidente du FN. Le maire de Nice totaliserait 54,8 % des suffrages. Entre les deux tours, les têtes de liste de la droite progressent chacune de 30 points, bénéficiant du retrait des candidats de gauche et des appels à faire barrage au FN, mais aussi d’une meilleure mobilisation.

Un événement remarquable : la participation lors du second tour des élections régionales, dimanche 13 décembre, a atteint 57,5 à 59 % (selon les estimations) au second tour des élections régionales, contre 49 % au premier tour dimanche dernier. Ce taux est aussi supérieur de 10 points à la participation enregistrée lors du deuxième tour des régionales de 2010 (43,47 %), et de 6 points par rapport à celui du précédent scrutin, en 2004 (51,24 %).

Il s’agit d’un sursaut de participation équivalent à celui rencontré entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002, quand Jean-Marie Le Pen s’était qualifié pour le second tour.

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