Six métiers recrutent particulièrement les séniors en France selon chiffres de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) cités par Indeed. Un contraste frappant avec la Tunisie, où aucune statistique équivalente n’existe pour cette tranche d’âge.
Le taux d’emploi des 60-64 ans atteint 44,4 % en France, porté notamment par la réforme des retraites de 2023. Pour la Dares, six métiers concentrent l’essentiel des recrutements de plus de 55 ans : agents d’entretien (4,6 %), enseignants (4,5 %), cadres administratifs (4,3 %), conducteurs de véhicules (3,3 %), aides à domicile et cadres commerciaux (3,2 % chacun), et vendeurs (2,9 %).
Et en Tunisie ? Le contraste est tout simplement saisissant. Le taux de chômage tunisien s’établissait à 15 % au premier trimestre 2026, avec un taux d’activité global de seulement 45,9 % – un chiffre proche, ironiquement du reste, du taux d’emploi français des séniors pris isolément. Mais surtout, l’INS (Institut national de la statistique) ne publie aucune donnée détaillée sur l’emploi des 55 ans et plus, contrairement à la Dares, comme si les personnes âgées tunisiennes ne faisaient plus partie des « statistiques nationales ». Cette absence semble montrer que les séniors tunisiens n’apparaissent tout simplement pas comme une catégorie de politique publique. Une omission, sans doute voulue, qui mérite d’être réparée, comme le suggère l’article en lien ci-dessous.
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Le vrai souci, en Tunisie, reste ailleurs : le chômage des diplômés du supérieur atteint 24,2 %, en hausse, pendant que le chômage global recule. Dans ce contexte, la question des travailleurs expérimentés passe au second plan : beaucoup d’entre eux basculent silencieusement dans l’informel ou une retraite anticipée non choisie, faute de dispositif de maintien dans l’emploi comparable à celui qui se dessine en France. Un angle mort qui mériterait, lui aussi, son propre rapport.