Trois décrets publiés au Jort installent le nouveau Conseil supérieur de l’éducation, dont la séance inaugurale se tiendra lundi 17 août 2026. Mais c’est la nomination de son secrétaire général qui interroge : Mohamed Ali Boughdiri, limogé du ministère de l’Éducation en 2024 sans la moindre justification, y fait un retour remarqué.
En effet, le décret présidentiel n°2026-204 du 12 août 2026 confie à Mohamed Ali Boughdiri le secrétariat général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement. Un choix qui ne manque pas d’interpeller : l’homme avait été évincé du ministère de l’Éducation le 1er avril 2024, après seulement un peu plus d’un an en poste, sans qu’aucune explication officielle ne soit donnée par la présidence. Un limogeage aussi brutal qu’inexpliqué, remplacé au pied levé par Salwa El Abassi. Deux ans plus tard, le voilà réinstallé, donc, au cœur du dispositif éducatif national, sans qu’aucun bilan ni aucune clarification sur les raisons de son départ n’ait jamais été fourni.
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Deux autres décrets accompagnent cette mise en place. Le n°2026-203 nomme les sept membres de la Haute Instance du Conseil que voici : Tijani Gmati, Youssef Ben Othmen, Chiraz Stanbouli, Rim Aribi, Kamel Hnid, Mohamed Habib Allani et Mohamed Seifallah Ben Abderrazak. Quant au décret n°2026-205, il fixe la date de la séance inaugurale.
Reste une question que ce retour ne fait que raviver : comment justifier la réintégration, à un poste stratégique pour l’avenir du système éducatif tunisien, d’un responsable dont l’éviction n’a jamais été expliquée ? L’opacité qui entourait son départ semble aujourd’hui se prolonger dans les conditions de son retour.
En tout cas, certains ne manqueront pas de dire que Mohamed Ali Boughdiri était parti pour mieux revenir… dans la partie.