Olfa Terras Rambourg insiste sur la culture et l’éducation, seuls leviers d’inclusion

Olfa Terras L'Economiste Maghrébin

Olfa Terras Rambourg est originaire de Menzel Bourguiba, d’un père bizertin et d’une mère corse. Elle est souvent présentée comme une philanthrope. En effet, elle est la Présidente de la Fondation Rambourg, ainsi que l’association 3ich Tounsi. 

Ainsi, la fondation sponsorise plusieurs actions caritatives. Et notamment, la construction du Centre Culturel des Arts et des Métiers à Jbel Semmama (Kasserine). 

Jouant un rôle important dans le paysage de la bienfaisance en Tunisie, la Fondation Rambourg Tunisie défend l’impact apporté par la Culture dans la vie de chacun. Elle sponsorise des activités culturelles et contribue à la promotion de l’art et de la culture. D’ailleurs, il s’agit d’une de ses missions fondamentales, pour apporter sa pierre à l’édifice de la démocratisation de la Culture auprès des plus démunis.

“L’objectif est de fonder une nouvelle institution culturelle”, rappelle Olfa Terras-Rambourg. La fondatrice de la Fondation Rambourg est convaincue que la culture et l’éducation sont les seuls leviers d’inclusion. Pour elle l’endroit qui se trouve “au cœur de la lutte contre l’exclusion et le terrorisme” était un choix naturel.

Évoquant la construction du Centre Culturel des Arts et des Métiers à Jbel Semmama, elle rappelle qu’il s’agit d’une des régions les plus pauvres du pays. 60% des habitants vivent dans le milieu rural et 30% de la population active est au chômage.

Comment a-t-elle eu le déclic ?

C’est  le témoignage de Mabrouk Soltani, le cousin du berger assassiné, qui servira de catalyseur pour la concrétisation définitive de l’idée, répond-elle.

D’ailleurs quelques temps plus tard, le projet du Centre Culturel des Arts et des Métiers émerge : « Ce projet est une volonté, une demande des villageois eux-mêmes, qui se le sont appropriés. Au début je n’ai fait que les écouter et ils voulaient de la Culture », affirme Olfa Terras Rambourg.

Tous les corps de métiers- architectes, ingénieurs, bureaux d’études, formateurs- qui travaillent sur ce projet viennent de la région. Tout le staff à venir sera également de la région.

“Enfin, la composante la plus importante sera celle des arts et des métiers qu’il faut préserver et qui constituera une source de revenus pour les villageois à travers un réseau de commerce équitable que nous sommes en train de mettre en place”, conclut-elle.

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