Les marchés énergétiques européens restent sous tension. Le gaz naturel s’est rapproché de 94 euros le mégawattheure, en hausse de 25,24 % sur un mois. Tandis que le Brent a atteint un sommet inédit depuis juin 2022.
Les prix du pétrole et du gaz ont terminé la semaine dernière sur des niveaux particulièrement élevés, ravivant les inquiétudes concernant le coût de l’énergie en Europe. Vendredi 23 octobre, le Brent a dépassé 116 euros le baril, enregistrant une progression de 9,5 % sur un mois. Le contrat européen de référence du gaz naturel s’est, pour sa part, approché de 94 euros le mégawattheure, soit une hausse mensuelle de 25,24 %.
Cette évolution intervient dans un contexte géopolitique incertain. Les craintes d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient pèsent sur les anticipations d’approvisionnement et contribuent à la volatilité des marchés. Les opérateurs redoutent notamment que des perturbations prolongées affectent les flux de pétrole et de gaz.
Des stocks de gaz sous surveillance
La situation des réserves européennes constitue un autre facteur de préoccupation. Les stocks de gaz sont remplis à environ 75 %, un niveau qui alimente les inquiétudes. Alors que la demande reste soutenue et que la saison de chauffage s’installe.
La combinaison de réserves limitées, d’une demande élevée et de tensions géopolitiques pourrait maintenir les cours à des niveaux élevés. L’Agence internationale de l’énergie avertit que le retour à une situation plus apaisée pourrait prendre du temps, même si les conditions de marché venaient à s’améliorer.
Un risque de répercussion sur l’économie
La progression des cours de gros pourrait se transmettre progressivement aux factures d’énergie, aux coûts de transport et aux prix des biens et services. L’ampleur de cette répercussion dépendra toutefois de la durée de la hausse, des contrats d’approvisionnement et des politiques nationales de soutien aux consommateurs.
Pour les économies européennes, une nouvelle flambée énergétique représenterait un risque supplémentaire pour le pouvoir d’achat des ménages et les coûts de production des entreprises. La trajectoire des prix au cours des prochains jours dépendra notamment de l’évolution de la situation au Moyen-Orient et des perspectives d’approvisionnement avant l’hiver.