Les principales devises évoluent dans des marges étroites, à l’ouverture d’une semaine qui sera marquée par plusieurs décisions de politique monétaire et une série de résultats d’entreprises.
Les marchés des changes ont entamé la semaine du 26 octobre dans le calme, les investisseurs privilégiant la prudence avant les décisions de plusieurs grandes banques centrales. Le dollar s’est légèrement affaibli ce lundi, alors que l’euro et la livre sterling progressent modestement face à la devise américaine.
L’euro gagnait environ 0,15 %, à 1,122 dollar. Tandis que la livre sterling avançait de 0,1 %, à 1,338 dollar. L’indice mesurant la valeur du dollar face à un panier de grandes devises restait quasiment stable, autour de 101,65 points. Le yen japonais évoluait également peu, autour de 156,92 yens pour un dollar.
Le recul des rendements des bons du Trésor américain a contribué à réduire l’attrait relatif du billet vert. Le rendement des obligations américaines à dix ans est descendu autour de 4,97 %. Tandis que celui des titres à trente ans s’établissait à près de 5,30 %. Cette évolution réduit quelque peu l’avantage de rémunération des actifs libellés en dollars par rapport à ceux d’autres grandes économies.
L’attention des marchés se concentre désormais sur les décisions monétaires attendues cette semaine. La Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon (BoJ) devraient maintenir leurs taux directeurs inchangés. Les investisseurs chercheront toutefois à déceler dans leurs communications des indications sur la trajectoire des taux au cours des prochains mois. À l’inverse, les marchés anticipent des relèvements de taux au Canada et en Nouvelle-Zélande, dans un contexte où les pressions inflationnistes restent préoccupantes.
Au-delà des décisions elles-mêmes, les commentaires des responsables monétaires pourraient provoquer les mouvements les plus importants sur les marchés. Les opérateurs chercheront notamment à déterminer si les banques centrales considèrent les tensions sur les prix de l’énergie comme un risque durable pour l’inflation ou comme un choc temporaire.
Le pétrole et les rendements obligataires influencent le dollar
Les cours du pétrole ont légèrement reculé ce lundi après avoir atteint un sommet de six mois la semaine précédente. Le Brent évoluait autour de 114,50 dollars le baril, après des informations faisant état d’efforts diplomatiques du Qatar pour réduire les tensions au Moyen-Orient. Cette détente relative n’a cependant pas dissipé les inquiétudes inflationnistes. Une hausse durable de l’énergie pourrait compliquer la tâche des banques centrales, en augmentant les coûts des entreprises et en pesant sur le pouvoir d’achat des ménages.
Les marchés surveillent également les indicateurs économiques américains attendus dans les prochains jours, notamment la confiance des consommateurs, l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE), privilégié par la Fed pour mesurer l’inflation et les inscriptions hebdomadaires au chômage. Ces données pourraient modifier les anticipations concernant les prochaines décisions de la banque centrale américaine et, par conséquent, influencer le dollar ainsi que les marchés obligataires.
Les résultats technologiques en ligne de mire
Les investisseurs suivront parallèlement les résultats de plusieurs grands groupes technologiques américains, dont Alphabet, Microsoft et Amazon. Ces publications devraient permettre d’évaluer la solidité des investissements dans l’intelligence artificielle, alors que les inquiétudes concernant les valorisations du secteur ont récemment pesé sur l’appétit pour le risque.
Dans ce contexte, les marchés des changes devraient rester sensibles aux annonces monétaires, aux données américaines et à l’évolution des tensions géopolitiques. La relative stabilité observée lundi pourrait ainsi céder la place à une volatilité accrue à mesure que les principales échéances économiques se rapprocheront.