Contre toute attente, la croissance mondiale tient bon. Fitch Ratings vient de relever à 2,6 % sa prévision pour 2026, soit 0,2 point de mieux qu’avant, alors même que les prix de l’énergie s’envolent.
Le secret de cette résistance ? Des consommateurs qui continuent de dépenser et une course à l’intelligence artificielle (IA) qui alimente les investissements aux quatre coins du globe.
Les États-Unis mènent la danse, avec une croissance attendue à 2,1 % en 2026 comme en 2027. L’Europe surprend aussi : l’Allemagne, qui faisait du surplace depuis trois ans, redémarre avec +1 % au deuxième trimestre. En Asie, la Corée du Sud surfe sur la demande technologique, l’Inde file droit, et le Japon comme le Mexique en profitent au passage. Seule la Chine déçoit : sa prévision est ramenée à 4,5 %, plombée par l’investissement en berne et des ménages frileux.
Tout n’est pourtant pas rose. L’énergie chère nourrit la crainte d’une inflation tenace, et les banques centrales ne comptent pas relâcher la pression. Fitch s’attend à une nouvelle hausse de taux de la Fed en décembre, suivie d’un maintien à 4,25 % en 2027, et à un geste de la BCE dès octobre. Un répit n’est envisagé qu’en 2027, si le baril redescend vers 70 dollars.
Le vrai point de vigilance reste l’IA elle-même. Si les valorisations de certaines entreprises du secteur se corrigeaient brutalement, les investissements pourraient ralentir et entraîner l’activité dans leur sillage.