La croissance économique américaine a ralenti au deuxième trimestre de l’année. Un déficit commercial croissant pesant sur l’activité économique, rapporte Reuters. Toutefois, la forte croissance des dépenses de consommation et l’augmentation des investissements des entreprises dans les équipements liés au développement de l’infrastructure d’intelligence artificielle suggèrent que les fondamentaux de l’économie restent solides.
Selon les estimations préliminaires du Bureau d’analyse économique (BEA – US Bureau of Economic Analysis) du département du Commerce des États-Unis, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 1,5 % en rythme annuel au deuxième trimestre contre 2,1 % au premier trimestre. Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une croissance de 2,1 %. Tandis que les estimations individuelles variaient de 0,8 % à 2,9 %..
La situation était particulièrement encourageante concernant la consommation privée, qui représente plus des deux tiers de l’activité économique aux États-Unis. Les dépenses de consommation ont progressé à un taux annualisé de 3,2 % au deuxième trimestre, après un ralentissement à 0,5 % au premier trimestre.
Malgré le conflit au Moyen-Orient, les dépenses des ménages sont restées résilientes. Une évolution attribuée en partie à l’augmentation des remboursements d’impôts que les contribuables américains ont reçus cette année, limitant ainsi l’impact de la hausse des prix de l’essence due à la guerre.
La consommation a été également stimulée par d’importantes réductions d’impôts prévues par le plan de réforme du président Donald Trump, ainsi que par l’enrichissement des ménages aisés, qui ont bénéficié de la hausse continue des prix des actifs financiers.
Par ailleurs, les dépenses liées à la récente Coupe du monde de la FIFA et les dépenses de campagne des organisations à but non lucratif en vue des élections de mi-mandat devraient encore dynamiser la consommation…
Sur le front de la politique monétaire, la Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu mercredi son taux directeur dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %. Cependant, trois membres du Comité de politique monétaire ont exprimé leur désaccord avec cette décision, préférant une hausse de 25 points de base.
La Fed a déclaré, dans un communiqué, que l’activité économique « continue de croître à un rythme soutenu, malgré une incertitude accrue due en partie au conflit au Moyen-Orient ». De nombreux économistes s’attendent à ce que la Banque centrale relève ses taux d’intérêt dès septembre afin de contenir les pressions inflationnistes. Un élément qui se reflète également dans leurs prévisions de ralentissement de la croissance au second semestre.