À l’approche de la loi de finances 2027, le président de la Commission des finances de l’ARP, Maher Ketari, prévient l’exécutif : il fera « le maximum » pour empêcher l’instauration de nouvelles taxes ou contributions pesant sur les entreprises.
Voilà des mots qui devraient raisonner dans l’oreille des chefs d’entreprise, tant les taxes et autres impôts pèsent aujourd’hui le bilan des entreprises. Mais dès lors, on se pose la question: le député sera-t-il à même d’empêcher, comme il dit, « de nouvelles taxes sur les entreprises »? Rien n’est moins sûr.
En effet, invité dimanche 13 septembre 2026 sur les ondes d’une nationale de la place, Maher Ketari a adressé un message direct au ministère des Finances et au gouvernement. Il estime que les entreprises ne doivent pas supporter de nouvelles charges fiscales, notamment sous forme de contributions conjoncturelles.
Cette position intervient alors que les travaux préparatoires de la loi de finances 2027 doivent prochainement s’intensifier. Pour le président de la Commission des finances, la recherche de nouvelles recettes ne peut se traduire systématiquement par une hausse de la pression fiscale sur les entreprises.
Et il propose « une meilleure application des lois ». Car, explique-t-il, certains de nos difficultés financières sont liées Maher à l’application de certaines dispositions adoptées par le Parlement. « Une loi votée, promulguée par le président de la République et publiée au Journal officiel doit être effectivement appliquée. Dans le cas contraire, c’est la crédibilité de la loi et de l’État qui est mise à mal », souligne le député.
En outre, il indique que « sa » commission manque de visibilité de la Commission sur l’exécution du budget 2026, notamment concernant la réaffectation de certains crédits. Il appelle à davantage de coordination lorsque les montants budgétaires sont redirigés vers d’autres dépenses.
Des « contrats-programmes » pour relancer les secteurs
Sur le plan économique, Maher Ketari défend une approche sectorielle, proposant au passage des « contrats-programmes » associant gouvernement, Parlement, professionnels et représentants des travailleurs afin d’adapter les réformes aux réalités de chaque activité.
L’objectif est notamment de permettre à certains secteurs de dépasser 10 % de croissance et, à terme, d’augmenter les recettes de l’État grâce à une activité économique plus dynamique. Autrement dit à davantage de productivité.
Maher Ketari plaide ainsi pour s’attaquer aux causes structurelles des difficultés plutôt qu’à leurs seules conséquences. Il cite entre autres le transport des salariés, estimant qu’une entreprise qui assume déjà un service insuffisamment assuré par l’État ne devrait pas être davantage pénalisée par de nouvelles charges.
À l’approche de la loi de finances 2027, la maîtrise de la pression fiscale sur les entreprises s’annonce donc comme l’un des principaux points de vigilance de la Commission des finances.
Amen!