Le conseiller principal du président américain Donald Trump, Massad Boulos, a qualifié dimanche 13 septembre l’Algérie de « partenaire important des États-Unis », tant pour la sécurité régionale que pour le développement des échanges économiques. Sa visite à Alger intervient dans un contexte de volonté affichée de renforcer les relations bilatérales, notamment dans l’énergie.
À son arrivée à Alger le 13 septembre 2026, M. Boulos a été reçu par le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Il a qualifié leur entretien de « très fructueux », le présentant comme le prolongement de discussions consacrées aux priorités régionales communes et à l’évolution des relations entre Alger et Washington.
Le responsable américain devait poursuivre ses consultations avec le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb et le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf. Ensuite, il devait également examiner les possibilités de renforcer la coopération énergétique avec le groupe public Sonatrach et son directeur général, Nourredine Daoudi…
Alger souhaite notamment accroître la présence des entreprises américaines, attirer davantage d’investissements et augmenter le volume des échanges commerciaux avec les États-Unis. L’énergie demeure toutefois au cœur de cette relation économique. L’Algérie, important producteur et exportateur d’hydrocarbures, cherche parallèlement à élargir sa coopération avec Washington à d’autres secteurs.
Alger entre Washington, Moscou et Pékin
Ce rapprochement avec les États-Unis intervient alors que l’Algérie entend préserver ses relations stratégiques avec la Russie et la Chine. Le président Abdelmadjid Tebboune a régulièrement affirmé que le développement des relations avec Washington ne devait pas se faire au détriment des liens entretenus avec Moscou ou Pékin.
La visite de Massage Boulos traduit ainsi une volonté américaine de consolider ses positions en Afrique du Nord, en s’appuyant sur un partenaire considéré comme important à la fois pour les questions énergétiques, économiques et sécuritaires.