Le forum tuniso‑italien a eu lieu ce mercredi 24 juin 2026. Lors d’un point de presse, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a rappelé la profondeur des liens entre l’Italie et la Tunisie, évoquant Rome et Carthage comme symboles de plus de deux millénaires de proximité culturelle. Il a souligné la forte présence économique italienne en Tunisie près de 1 000 entreprises actives ainsi que des échanges humains durables, une importante communauté italo‑tunisienne et une large diffusion de la langue italienne.
Malgré des difficultés logistiques, notamment portuaires, Antonio Tajani a estimé que les deux pays doivent poursuivre leur coopération politique et industrielle pour créer de la valeur ajoutée. Il a insisté sur la nécessité d’avancer dans plusieurs domaines : industrie, formation, innovation et transfert technologique, réaffirmant la disponibilité de l’Italie à accompagner la formation de la main‑d’œuvre tunisienne, y compris par des programmes en Italie.
Interrogé par L’Economiste Maghrébin, Antonio Tajani a estimé que « les start‑up sont l’avenir pour les jeunes » et qu’il faut les soutenir. Il a préconisé de promouvoir la coopération tuniso‑italienne pour encourager l’entrepreneuriat jeune, notamment par des allègements fiscaux ciblés et un soutien aux fonds de capital‑risque. L’objectif est de transmettre un message positif aux jeunes tout en renforçant la coopération industrielle et l’exportation du savoir‑faire. Les trois mots‑clés, a‑t‑il résumé, sont : innovation, formation et éducation.
À la question de la dette tunisienne transformée en investissement, Antonio Tajani a proposé d’explorer des mécanismes de transformation d’une partie de la dette en investissements productifs, évoquant un ordre de grandeur autour de 70 millions d’euros et la volonté de convertir ces engagements en projets structurants. Sur l’Afrique, il a présenté le continent comme une opportunité à saisir visant à transformer les matières premières sur place, créer des emplois et développer les économies régionales, en évitant tout rapport néocolonial.
Enfin, Tajani a rappelé la nécessité de préserver un partenariat stratégique stable entre l’Italie, la Tunisie et leurs alliés internationaux,