Le président de l’Utica, Samir Majoul a souligné la force de l’économie réelle et la solidité de son industrie manufacturière, moteurs essentiels de croissance. Et ce lors du coup d’envoi du forum Tuniso-italien en date du 24 juin 2026 au siège de l’Utica.
« Le caractère et la vitalité de nos entreprises, le talent de nos entrepreneurs et l’habileté de nos travailleurs, ainsi que la capacité tunisienne à se relever, sont déterminants », a‑t‑il déclaré. La Tunisie, a‑t‑il ajouté, a continué d’investir, d’innover et de créer de l’emploi, et l’export manufacturier reste un pilier de son économie.
Selon lui, la Tunisie occupe aujourd’hui une place notable dans le panorama économique africain, arabe et méditerranéen. S’appuyant sur l’Economic Complexity Index, il a rappelé que le pays devrait, d’ici 2027, renforcer sa position en Afrique et dans le monde arabe, et viser le 47e rang mondial en termes de sophistication économique — indicateur de la capacité à produire et exporter des biens complexes. Cette performance, a‑t‑il précisé, se traduit par un potentiel de croissance estimé autour de 3,3%.
Samir Majoul a comparé la position tunisienne à celle de l’Italie, classée 18e au niveau mondial parmi les pays du G7, et a insisté sur la complémentarité des deux économies : « L’Italie est une grande puissance manufacturière en Europe ; la Tunisie est une référence manufacturière en Afrique et dans le sud de la Méditerranée. » La stratégie commune, selon lui, doit valoriser ces forces et investir dans le capital humain, en particulier la jeunesse, pour retenir les talents et favoriser le développement local.
L’agriculture et l’agro‑industrie demeurent des priorités. Majoul a mis en garde contre les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement et souligné l’importance stratégique des engrais. Il a rappelé que la Tunisie dispose de réserves significatives de roche phosphatée, tandis que le marché mondial des fertilisants pourrait dépasser 130 milliards de dollars d’ici 2035, appelant à un partenariat italo‑tunisien prioritaire dans cette filière.
L’économie bleue figure également parmi les axes clés de coopération : tourisme, pêche, industrie portuaire, protection de l’environnement marin, énergies renouvelables et logistique maritime offrent, selon Majoul, des opportunités de croissance partagée. Il a insisté sur la nécessité de valoriser les matières premières localement, de développer une industrie nautique diversifiée et de renforcer les couloirs commerciaux méditerranéens.
En conclusion, Samir Majoul a lancé un appel aux entrepreneurs : croire en la Tunisie, exploiter les opportunités et travailler côte à côte pour bâtir un avenir plus fort et prospère. Il a assuré que l’Italie et ses partenaires resteront aux côtés de la Tunisie pour soutenir cette dynamique.