Selon le rapport « Perspectives de l’emploi 2026 » publié le 7 août par l’OCDE, les marchés du travail des pays membres restent remarquablement résilients, avec un taux de chômage à 4,9 %. En revanche, la croissance des salaires réels ralentit, les jeunes diplômés étant de plus en plus touchés par le chômage.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) constate, dans son dernier rapport sur les perspectives de l’emploi, que les marchés du travail de ses pays membres continuent de faire preuve d’une solidité inattendue. Au premier trimestre 2026, le taux d’emploi moyen a atteint 72,1 % et le taux d’activité 76,7 %, des niveaux proches des records historiques. Le nombre total d’employés dans la zone OCDE (32 pays) s’élève à 670 millions, en hausse de 26 % par rapport à 2001. Le taux de chômage est resté inférieur à 5 % pendant plus de quatre ans, s’établissant à 4,9 % en mai 2026.
Cependant, l’OCDE met en garde contre des signes d’affaiblissement : le taux de chômage médian a augmenté, passant de 5,4 % en mai 2025 à 5,7 % en mai 2026, et la croissance de l’emploi marque le pas. Les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur sont particulièrement exposés, avec un risque de chômage croissant, un phénomène observé bien avant l’essor de l’intelligence artificielle générative, qui suggère des causes structurelles plus profondes.
Sur le front des salaires, la note est plus mitigée. La croissance des salaires réels a ralenti, avec une hausse moyenne de 2,2 % au premier trimestre 2026, contre 2,7 % un an plus tôt. L’OCDE souligne que, dans de nombreux pays, les salaires réels n’ont pas encore compensé la forte poussée inflationniste de 2022, et ce, avant même la récente flambée des prix de l’énergie. Pour la Grèce, le rapport indique une augmentation des salaires réels de 3,5 % au premier trimestre 2026, un chiffre supérieur à la moyenne de l’OCDE.