Le président américain Donald Trump a rejeté, dimanche 10 mai, 2026, la réponse iranienne à la proposition américaine de paix destinée à mettre fin à la guerre dans le Golfe, qualifiant les conditions de Téhéran de « totalement inacceptables ». Cette nouvelle impasse diplomatique ravive les inquiétudes autour du détroit stratégique d’Ormuz et accentue les tensions sur les marchés énergétiques mondiaux.
Téhéran exige notamment une levée des sanctions américaines, la fin du blocus naval imposé par Washington, des compensations pour les destructions liées à la guerre ainsi que des garanties contre toute nouvelle attaque américaine ou israélienne.
De son côté, l’administration Trump souhaite d’abord obtenir un arrêt complet des hostilités avant d’aborder les dossiers plus sensibles liés au programme nucléaire iranien, aux missiles balistiques et au soutien de Téhéran à ses alliés régionaux. Washington continue également d’exiger des limitations durables sur l’enrichissement d’uranium iranien.
Donald Trump a réagi directement sur son réseau Truth Social : « I don’t like it — TOTALLY UNACCEPTABLE ». Sans préciser si ce rejet pourrait conduire à une reprise des frappes américaines contre l’Iran.
Malgré l’impasse actuelle, Washington poursuit ses efforts diplomatiques avant le sommet prévu cette semaine entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping à Pékin. Les États-Unis espèrent notamment convaincre la Chine d’exercer davantage de pression sur Téhéran afin de favoriser une désescalade dans le Golfe.
L’échec des discussions a immédiatement provoqué de nouvelles tensions sur les marchés pétroliers. Ainsi, les prix du Brent ont bondi de plus de 4 %, dépassant les 105 dollars le baril. Alors que le détroit d’Ormuz reste largement perturbé et que plusieurs navires continuent de contourner la zone ou de naviguer sans signalisation active.
Depuis le déclenchement du conflit fin février 2026, les affrontements entre les États-Unis, Israël et l’Iran ont profondément déstabilisé le Moyen-Orient, rappelle-t-on. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, demeure l’un des principaux points de tension géostratégiques de la planète.