Le cessez-le-feu conclu il y a un mois entre les États-Unis et l’Iran a subi une nouvelle épreuve ce vendredi 8 mai. Accusant Téhéran d’avoir attaqué des navires américains, Washington a frappé plusieurs installations iraniennes, dans la nuit de jeudi à vendredi 7 mai 2026.
Le président américain Donald Trump a reconnu jeudi soir que trois destroyers de l’US Navy avaient essuyé des attaques lors de leur passage dans le détroit d’Ormuz, voie maritime par laquelle transite près d’un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Il affirme que les navires américains n’ont subi aucun dommage, tandis que les forces iraniennes auraient enregistré de lourdes pertes.
« Le cessez-le-feu est toujours en vigueur », a assuré Trump, affirmant parallèlement que des négociations avec l’Iran se poursuivaient autour d’un éventuel accord plus large. Cependant, il a réaffirmé qu’il n’était « pas question » de permettre à Téhéran de se doter de l’arme nucléaire.
Le Commandement central américain (CENTCOM) a confirmé avoir mené des « frappes défensives » après ce qu’il qualifie « d’attaques iraniennes non provoquées » contre des bâtiments de guerre américains traversant Ormuz.
De son côté, Téhéran accuse Washington d’avoir violé la trêve en frappant un pétrolier iranien ainsi que des zones civiles situées sur l’île de Qeshm et le long de la côte sud iranienne…
Cette reprise des hostilités ravive les inquiétudes sur le cessez-le-feu obtenu début avril après plusieurs semaines de guerre. Les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent de secouer les marchés mondiaux : les cours du pétrole ont brièvement dépassé les 100 dollars le baril, tandis que les marchés boursiers asiatiques ont reculé vendredi sous l’effet des craintes d’une perturbation durable du trafic maritime dans le Golfe.