Quelles leçons doit-on tirer de la pandémie du Covid-19 ?

Parti socialiste économie

Le monde aujourd’hui est en face d’un ennemi invisible. Il a bouleversé la vie de plusieurs milliers de personnes. D’après tous les responsables de la santé, le seul moyen de faire face à ce virus, c’est le confinement total. Il permettra d’éviter la surcharge des hôpitaux et de ralentir la propagation du virus.

La durée de propagation de cette pandémie est inconnue. Mais elle laisse penser à un signal sinusoïdal avec une phase d’atténuation pour une durée inconnue.

Les pays développé (la Chine, Allemagne, Etats unis, Japon, la Corée de Sud, etc..) n’ont pas hésité à mettre les moyens nécessaires pour contrôler une telle pandémie. Ces pays ont une très bonne infrastructure hospitalière. Des centres de recherche clinique et un tissu industriel important qui suit le progrès technologique.

Leurs infrastructures cliniques, avec les médecins et soignants protégés, ont accueilli les premiers touchés par le Covid-19. Pour faire face à l’encombrement dans les hôpitaux, leurs centres de recherche cliniques se sont lancés pour développer un vaccin. Qui nécessite encore des essais cliniques.

Leurs entreprises renommées se sont mises à développer un kit de dépistage de masse ou des masques FFP2. D’autres entreprises ont utilisé leur savoir-faire pour mettre en place de nouvelles techniques de décontamination. Et ce, dans les lieux publics, les hôpitaux, les bus, etc. En utilisant des drones commandés ou des robots munis de la technologie Ultra-violets. Les soldats d’aujourd’hui et de demain pour notre sécurité sanitaire seront toujours les médecins, les ingénieurs et les scientifiques d’une manière générale.

La Tunisie face au Covid-19

A part les laboratoires de référence de Charles Nicolle, de l’Hôpital Militaire et de l’Institut Pasteur de Tunis utilisés pour le dépistage et du diagnostic du Covid-19 en utilisant la technique RT-PCR qui est très coûteuse (les réactifs pour la PCR sont fabriqués en Chine et en Corée de Sud) et lente, la Tunisie ne dispose pas d’une structure multidisciplinaire d’essais cliniques « moderne » (Health Research Center) avec des laboratoires de sécurité de type P3 (ou P4) pour manipuler les virus.

Que faut-il donc faire ? Doit-on continuer à être toujours dépendants des autres pour la recherche clinique ? Y a-t-il des moyens microscopiques et spectroscopiques à l’échelle nanométrique en Tunisie ? En vue de tester des enzymes (ou des polysaccharides ou  autres molécules) comme des inhibiteurs pour ce Covid-19 ?  Quel est l’apport de notre richesse en plantes médicinales dans le cas d’une telle pandémie ? Comment doit-on se préparer pour un retour possible de la pandémie l’hiver prochain ? Quels sont les effets de cette pandémie sur notre écosystème ? Quel est l’apport de nos chercheurs que ce soit en Tunisie ou à l’étranger pour la sécurité sanitaire de la Tunisie?  Quelles sont les leçons à tirer de cette pandémie et quelles sont les actions à entreprendre après ?

Santé : revoir le plan stratégique

La Tunisie pourra revoir son plan stratégique dans le domaine de la santé. De l’innovation et de la valorisation et dans le domaine de la recherche clinique. La gestion des crises est une approche qui dépend des moyens du pays, de la discipline et de l’infrastructure économique du pays.

Le monde va changer après le passage de cette pandémie. On doit s’adapter à un nouveau mode de vie,  de comportement dans les rues, dans les entreprises, dans les transports en commun, etc.

Les décideurs doivent revoir la priorité de demain pour la Tunisie, à savoir la santé, la recherche clinique, l’agriculture et la défense.

Des laboratoires de dépistage de référence dans chaque gouvernorat pourront être construits, des laboratoires mobiles faciles à déployer dans des crises sanitaires, trois centres de recherche clinique multidisciplinaire avec une composante industrielle autour (fabrication des masques, essais cliniques, fabrication des médicaments et vaccins, instrumentation biomédicale, etc…) et bien sûr un mode de gestion basé sur la mise en place d’un Conseil d’Administration (CA) par structure pour une autonomie financière simple.

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