Maher Belhadj revient sur les nouvelles mesures économiques et sociales

Maher Belhadj

De nouvelles mesures économiques et sociales ont été annoncées, le 21 mars par le Chef du Gouvernement. Et ce, dans le cadre de la lutte contre la crise de coronavirus. L’expert en économie et en finance, Maher Belhadj, est revenu sur certaines mesures et propose d’autres solutions.

Sur une batterie de nouvelles mesures exceptionnelles, Maher Belhadj tient à revenir sur deux d’entre elles. Il s’agit, en premier lieu, de celle permettant la restitution du crédit de TVA. Et ce, sans l’application de la condition de six mois, dans un délai maximum d’un mois.

En réaction, notre interlocuteur précise à l’economistemaghrebin.com qu’il fallait permettre la restitution des trop-perçus de la TVA à 50% automatiquement dans un délai d’un mois. Et les 50% qui restent devraient être versés après vérification approfondie et définitive. Notamment dans un délai de trois mois, après réception de la demande de l’intéressé.

En deuxième lieu, il a évoqué la mesure qui reflète le report du paiement des crédits bancaires de six mois. Et ce, pour les employés à revenu mensuel inférieur ou égal à 1000 dinars. Réagissant à cette décision, Maher Belhadj indique qu’il fallait généraliser le report des échéances de tous les crédits aux particuliers de six mois. Le but est, selon ses propos, de pouvoir créer de la liquidité à la totalité des employés ou la totalité des ménages. Et non pas se limiter aux employés ayant un revenu mensuel inférieur ou égal à 1000 dinars.

Recommandations

De par les mesures prises et afin de faire face aux spéculateurs, contrebandiers et au marché informel en général, il a recommandé d’éponger la monnaie fiduciaire en circulation et substituer par la monnaie scripturale à court terme. Et ce, avec les conditions suivantes qui sont déterminantes et indispensables:

  • Dans un délai ferme de trois mois;
  • A travers des comptes bancaires ou postaux nominatifs pour assurer la traçabilité des fonds;
  • Généraliser l’octroi des cartes bancaires pour tous compte bancaire ou postal;
  • Limiter les retraits en espèces à 500 dinars /jour;
  • Le barrement du chèque doit être une motion obligatoire au formulaire du chèque.

Dans le même sillage, M. Belhadj a préconisé de déduire l’imposition des charges d’investissement et les charges des produits de consommation durable de l’assiette imposable des consommateurs. L’objectif est d’avoir la traçabilité sur l’impôt indirect (TVA et taxe de consommation). Et ce, sur présentation des factures délivrées par les différents intervenants (producteurs et commerçants).

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