Samira Belkadhi : la RSE n’est plus un choix pour les banques tunisiennes

RSE - l'économiste maghrebin
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Pour la  responsable sociétal et environnemental et correspondante des bailleurs de fonds, BTK Samira Belkadhi, les banques n’ont  plus le choix. Elles doivent s’inscrire dans une démarche de Responsabilité sociétale de l’entreprise ( RSE)  et de développement durable.

 

En effet, Samira Belkadhi a présenté une conférence qui porte sur le contexte, risque et enjeux de la RSE notamment pour les banques. Et ce, dans le cadre du séminaire la RSE dans le secteur Financier. En effet, l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers et l’Union Mondiale des Banquiers Arabes (Organisation Sœur de l’Union des Banques Arabes) ont pris soin d’organiser l’événement.

Ainsi, pour l’intervenante la Responsabilité sociétale de l’entreprise est d’abord une manière pour les entreprises d’être dans une éthique par rapport à leurs responsabilités vis-à-vis de l’environnement, des droits de l’hommes, des parties prenantes, des syndicats et des employés, à leur façon d’acheter. « Aujourd’hui on parle d’acheter responsable » et la consommation responsable en eau, papier et électricité. Pour elle, la RSE est tout un comportement que doit avoir l’entreprise par rapport à la société.

Elle explique également que la RSE s’articule autour de sept questions centrales. Il s’agit de la gouvernance, les Droits de l’Homme, les relations et conditions de travail, l’environnement, les bonnes pratiques, les questions relatives aux consommateurs et l’engagement sociétal.

L’intervenante affirme que la RSE est bel et bien nécessaire. Ce n’est pas un choix.  Il s’agit d’une obligation dans le contexte tunisien. Lance-t-elle. « Parce qu’elle est devenue une nécessité mondiale ». Explique-t-elle. Ainsi, la Tunisie ne peut vivre en marge du contexte mondial. D’ailleurs, la Tunisie s’est engagée depuis un moment dans une démarche de développement durable. En effet, il y a eu création de la Commission Nationale du Développement Durable (CNDD) par décret n° 2061 du 11 octobre 1993, soit deux ans après la création du Ministère chargé de l’Environnement. La CNDD est venue renforcer le cadre institutionnel mis en place pour la protection de l’environnement et l’ancrage des principes du développement durable.

La RSE n’est pas sans avoir trois impacts fondamentaux. L’impact environnemental. Citant l’exemple de quelques banques, elle affirme que les banques sont tenues de financer  des projets responsables. D’ailleurs, bien avant d’accorder le financement, la banque doit être sûre et certaine qu’elle va financer un projet responsable. En effet, les banques ont intégré un nouveau critère d’octroi de crédit. Il s’agit du respect de l’environnement et celui des conditions de travail. « Aujourd’hui, on ne peut assurer par exemple une usine qui ne traite pas les eaux usées », illustre-elle.

Par ailleurs, les risques environnementaux et sociétaux sont dans le top 10 selon E&Y. Car la banque courra un risque si elle finance un projet qui fait faillite et aura des problèmes économiques.  La banque se trouverait dans l’embarras. Si elle finance un projet qui met en œuvre des pratiques qui ne soient pas éthiques.

L’impact social porte sur les droits des employés et des parties prenantes. De ce fait, il faut réduire les conflits dans les banques et mener à bien les discussions avec les banques.  Revenant sur les actions de bénévolat des banques pour les catégories vulnérables, l’intervenante considère qu’il ne s’agit pas de RSE. Mais, c’est une manière de réduire la charge fiscale des entreprises et des banques.

Revenant sur sa propre banque, elle affirme que la BTK a mis en place sa propre démarche RSE. Et ce, depuis un an et demi. « Nous avons introduit le risque environnemental dans les critères d’octroi des crédits », conclut-elle.

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