Le roman tunisien « Hammam Eddhahab » en lice pour le Booker Arabe

Hammam Eddhahab - l'économiste maghrebin

Bonne nouvelle pour la littérature tunisienne : le roman
« Hammam Eddhahab  » (Le Hamman d’Or », en français), de Mohammed Aissa Meddeb, est admis dans la long-list du Prix International du Roman Arabe Booker 2020 (International Prize for Arabic Fiction-IPAF).

D’ailleurs, le roman tunisien n’est pas présent souvent dans ce concours prestigieux, à part quelques exceptions. En 2015, “Ettaliani” de l’écrivain et l’universitaire tunisien Chokri Mabkhout a remporté le prix. En 2013, le roman « Son excellence, Monsieur le Ministre » de l’écrivain et l’académicien Houcine El Oued, a figuré dans la shorlist du Booker. Pour cette édition, l’écrivain Mohammed Aissa Meddeb, est le seul écrivain tunisien admis dans la long-list. Ainsi, le nom de la Tunisie refait surface sur la scène littéraire arabe. Notons que l’écrivain a édité « Hammam Eddhahab » en 2019. Chez Meskiliani Editions, Liban.

Dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com, l’écrivain affirme que le titre du roman se réfère à un mythe populaire tunisien. D’ailleurs, ce Hamam existe bel et bien à la Médina, à Rue Edhab. Le mystère rôde autour de cet espace, dans l’imaginaire populaire.

Hammam Eddhahab puise dans ce patrimoine populaire. Et ce pour relater l’histoire de la communauté juive tunisienne qui a immigré à la Tunisie au 18ème siècle.

L’action du roman se déroule dans des espaces locaux comme Sidi Mehrez, Rue de Marseille, Avenue Habib Bourguiba, la Goulette, Djerba. Pour lui, le roman évoque un sujet d’actualité, à savoir la cohabitation entre les civilisations et les religions. « Ce sujet demeure encore un tabou en Tunisie » lance-t-il. De ce fait, le roman s’ouvre sur le conte, le mythe et l’histoire pour aborder le sujet de la co-habitation entre les religions.

Revenant sur le Prix, il indique que c’est un honneur que son roman figure dans la long-list du Prix. Car la Tunisie, depuis 2015, ne figure pas dans la long-list du concours. « Je crois que ce roman a bel et bien sa place dans ce concours. Et ce, grâce à son aspect humaniste et sa dénonciation à la haine ».

Le jury du Prix a dévoilé la long-list le 17 décembre. Le jury a retenu 16 romans. Les tranches d’âge des écrivains se situent entre 34 et 75 ans. Le prix est bel et bien alléchant. Puisque les romans dans la course pour la récompense de 50 mille dollars ont été sélectionnés parmi 128 candidatures de romans en arabe parus entre juillet 2018 et juin 2019. Contrairement aux précédentes éditions, le Maghreb Arabe est bien représenté dans la shortlist. Quatre romans algériens, 1 roman tunisien, 1 roman marocain et 1 roman libyen.

Le jury annoncera les six titres de la shortlist le 4 février 2020. Et annoncera le Palmarès de la 13ème édition dans le cadre d’une cérémonie officielle. Et ce, en date du 14 avril 2020, à Abu Dhabi. A la veille de la Foire Internationale du Livre d’Abou Dhabi. En plus des 50 mille dollars, les organisateurs offrent aux lauréats les financements nécessaires pour la traduction en Anglais de son roman. D’ailleurs, les six romanciers inscrits dans la liste courte gagnent chacun un prix de 10 mille dollars.

Le prix est une récompense annuelle sponsorisée par le Département de la Culture et du Tourisme, à Abou Dhabi. Le concours bénéficie du soutien de la Fondation du Prix Booker « Booker Prize Foundation », basée à Londres.

 

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