Lors de la célébration de la Journée de l’Europe, Giuseppe Perrone, chef de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, a salué les liens historiques avec la Tunisie et l’UE, appelant à une modernisation des relations bilatérales, axée sur la transition énergétique, la jeunesse et la stabilité régionale, dans un monde marqué par les guerres en Ukraine, à Gaza et en Iran.
Giuseppe Perrone a ouvert son discours en rendant hommage au ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, présent à l’événement, et en félicitant le ministère pour son 70e anniversaire. « La Tunisie accorde une attention particulière à la relation avec l’UE, bâtie sur des décennies de diplomatie et des siècles d’échanges humains, culturels et économiques », a-t-il déclaré, remerciant les participants pour leur engagement.
Évoquant l’héritage de la Déclaration Schuman du 9 mai 1950, il a rappelé la vision européenne de paix et de coopération face aux « bouleversements géopolitiques, économiques et technologiques ». L’UE, a-t-il insisté, défend un multilatéralisme basé sur le droit international, la diplomatie et la solidarité, une approche partagée par la Tunisie.
Priorités européennes : paix, voisinage et Tunisie
Dans un contexte de conflit en Iran et d’agression russe en Ukraine, Giuseppe Perrone a réaffirmé le soutien inébranlable de l’UE à Kiev, politique, militaire, économique et humanitaire, saluant la position tunisienne aux Nations unies et l’invitant à rejoindre la Coalition pour le retour des enfants ukrainiens. Il a aussi déploré la « tragédie de Gaza », symbole d’un « échec collectif » humanitaire qui s’étend au Liban.
Pour sécuriser son voisinage, l’UE mise sur l’élargissement, les échanges économiques et la transition énergétique. Avec la Tunisie, partenaire stratégique, cela se traduit par un renforcement des exportations (70 % vers l’UE en 2025, selon l’Institut national de la statistique), une confiance citoyenne élevée (62%, surtout chez les jeunes) et des projets comme l’interconnexion électrique ELMED avec l’Italie.
Le Pacte pour la Méditerranée offre des opportunités en matière de migration, d’investissement, de formation et d’énergies renouvelables. « Nous transformons les défis en solutions partagées : dynamiser l’investissement, soutenir l’innovation de la jeunesse tunisienne et des réformes pour une croissance verte et inclusive », a souligné Perrone.
Jeunesse et société civile au cœur du partenariat
Au centre de ce discours, la jeunesse tunisienne « créative, connectée et ambitieuse », soutenue par Erasmus+, des programmes d’entrepreneuriat et la liberté d’association. Le chef de la délégation de l’UE en Tunisie a aussi salué la société civile, contributeur de 3% du PIB et 4% des emplois, « admirée dans le monde entier ».
En conclusion, il a appelé à un « dialogue ouvert avec toutes les forces vives tunisiennes » pour un avenir « plus juste, durable et solidaire », renouvelant la confiance dans la coopération UE-Tunisie.