L’ASECTU lance le débat sur la transition énergétique

transition énergétique L'Economiste Maghrébin
L’objectif d’amener la part des EnR de 3% en 2019 à 12% en 2020 et 30% en 2030 est-il réalisable au regard du passé, des expériences internationales ?

L’ASECTU (Association tunisienne des Economistes) organise les 12,13 et 14 juin sa conférence annuelle sur le thème « Accélération de la transition énergétique, révolution numérique, subventions publiques et décentralisation ». Cette conférence annuelle se déroulera en cinq plénières.

La première plénière sur « les contraintes de la transition énergétique » sera animée le 12 juin par Professeur d’économétrie à l’Université de la Manouba Samir Ghazouani. Elle sera marquée par les interventions de Katheline Schubert et Mouez Fodha de l’Université de Paris I, ainsi que de l’intervention de l’économiste en Chef à Banque Mondiale Rabeh Arezki.

Diagnostic du secteur des hydrocarbures

Comment justifier la faiblesse de réserves en Tunisie comparativement à celles de l’Algérie et de la Libye ? Comment relancer l’exploration ?  Pourquoi ne pas recourir aux hydrocarbures non « conventionnels de schiste » surtout qu’une étude réalisée en 2014 indique qu’au bout de huit à dix ans, la Tunisie pourrait devenir indépendante en matière d’énergie primaire et même exportatrice pendant quelques décennies ? Doit-on impliquer directement l’Etat dans l’exploration et la production des hydrocarbures de schiste ? Comment assurer la sécurité énergétique de la Tunisie sachant que la couverture des besoins énergétiques par le gaz naturel est de 20% pour l’énergie finale, 50% pour l’énergie primaire et 98% pour la production d’électricité ?

Pour répondre à toutes ces questions, une deuxième plénière, programmée pour l’après-midi du 12 juin sera modérée par Kamel Nabli et sera consacrée à un diagnostic du secteur des hydrocarbures.

Lors de cette même séance plénière, l’ancien ministre Kamel Ben Naceur, Mustapha Elhaddad et Mohamed Akrout débattront des problématiques relatives au redressement de tendance du déficit énergétique tunisien, aux mesures prioritaires pour le secteur tunisien de l’énergie et à la relance de la prospection dans le secteur des hydrocarbures.

Transition énergétique et efficacité énergétique

Une troisième plénière se tiendra le 13 juin sur l’efficacité énergétique. Elle sera animée par Afif Chelbi, président du Conseil d’analyses économiques. Cette plénière traitera de la transition énergétique, du pilier de la durabilité énergétique et des instruments financiers innovants pour investir dans les énergies renouvelables.

Les panélistes de cette troisième séance plénière tenteront de répondre à des problématiques liées à l’efficacité énergétique telles que : peut-on parvenir à faire 30% d’économie d’énergie vers l’horizon 2030 ? Comment mettre en place des stratégies de renforcement des capacités ? Quelle stratégie énergétique efficace intégrant les trois secteurs les plus énergivores (Bâtiment- Transport-Industrie) ?

Energies renouvelables (ENR)

Dans plusieurs pays, des mécanismes de soutien au marché des ENR ont été prévus :

  • Mise en place de tarifs d’achat garantis et incitatifs de l’électricité renouvelable;
  • Soutien à l’investissement à travers les subventions et les financements concessionnels;
  • Lancement de grands appels d’offres;
  • Implication des compagnies d’électricité dans la production de l’électricité renouvelable, autoproduction, défiscalisation…

Ces mécanismes sont-ils réalisables en Tunisie dans les conditions actuelles ? L’objectif d’amener la part des EnR de 3% en 2019 à 12% en 2020 et 30% en 2030 est-il réalisable au regard du passé, des expériences internationales et même celles de pays similaires comme le Maroc, la Jordanie ou l’Egypte ?

Le développement du secteur de l’énergie et plus particulièrement le secteur électrique nécessite la mise en oeuvre d’investissements lourds. Que faire dans les conditions budgétaires, économiques et sociales qui prévalent ?

Comment accélérer le processus de mise en œuvre du Plan Solaire Tunisien pour atteindre ces objectifs ? Quelles mesures l’Etat doit prendre pour créer un environnement favorable, rompre avec le modèle de gouvernance passé et faciliter la participation du secteur privé dans le financement du secteur de l’énergie ? Quelle stratégie (économique) pour la production décentralisée (industrielle, résidentielle…) ?

Pour essayer de répondre à ces problématique, les organisateurs ont invité Hédi Larbi, ancien ministre de l’Equipement du gouvernement de Mehdi Jomaa, qui animera le 13 juin la quatrième plénière sur l’accélération du programme des énergies renouvelables, les défis et les leçons à tirer de l’expérience européenne, la promotion des énergies renouvelables.

Hedging pétrolier

Le Docteur en sciences économiques Maher Gassab animera le 13 juin une dernière plénière en présence de Taoufik Rajhi, ministre membre du gouvernement chargé des grandes Reformes. Les conférenciers de cette plénières débattront des objectifs et processus de la genèse du programme du hedging pétrolier, de l’importance du contexte du déficit budgétaire et la nécessité de mise en oeuvre des réformes et les meilleures pratiques pour les Etats souverains en matière de Hedging et de stratégies de couverture fondées sur des options.

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