Même si la tendance mondiale à la transition énergétique est irréversible, la Tunisie doit mettre les bouchées doubles pour accélérer le mouvement.
L’objectif national de 30 à 35 % d’énergies renouvelables (solaire et éolien) dans le mix électrique d’ici 2030, potentiellement 50 % d’ici 2035 selon les mises à jour, répond à une nécessité économique et à un enjeu de souveraineté.
Chaque mégawatt produit via les renouvelables réduit la dépendance énergétique. Il allège aussi la charge de compensation et stimule les investissements.
C’est dans ce cadre que s’inscrivent les deux centrales solaires de 60 MW chacune, implantées à Tozeur et Sidi Bouzid.
Portées par Scatec (leader norvégien des énergies renouvelables) en partenariat avec Aeolus SAS (filiale du groupe Toyota Tsusho), elles ont été attribuées via un appel d’offres compétitif. Leur mise en exploitation commerciale a été actée en mars 2026.
Ces installations produiront 288 GWh d’électricité propre par an, alimentant des dizaines de milliers de foyers.
En outre, elles s’appuient sur un contrat d’achat d’électricité de 30 ans avec la STEG, garantissant une visibilité durable des revenus. Le financement repose sur des prêts sans recours de la BERD et Proparco, des fonds (Fonds pour les technologies propres, Fonds pour l’environnement mondial), des apports propres et des crédits carbone japonais via le JCM.
Par ailleurs, ces projets marquent un jalon décisif. En effet, premiers du genre pour Scatec en Tunisie, ils accélèrent la décarbonation, diversifient le mix énergétique et boostent l’économie locale via des emplois, des investissements étrangers et un développement infrastructurel dans ces régions.
Enfin, notons que Scatec est basée à Oslo et cotée (SCATC). L’entreprise développe et opère 6,2 GW de capacités renouvelables dans le monde.
Nous y reviendrons…