Abdelkader Baccouche, directeur de la performance énergétique dans le secteur du bâtiment à l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME), a indiqué que le programme des mosquées constitue aujourd’hui l’un des projets les plus avancés en matière de maîtrise de l’énergie dans les bâtiments publics.
En marge d’une rencontre stratégique de haut niveau sur l’avenir du secteur de la construction durable, organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CCITF), sous le thème : « Quelles visions stratégiques et innovations pour le bâtiment durable de demain ? », les avancées de la transition énergétique dans le bâtiment ont été mises en lumière.
Il a souligné que le programme des “mosquées vertes” a permis d’obtenir des résultats particulièrement significatifs, avec des économies d’énergie dépassant 92% dans plusieurs mosquées pilotes, confirmant l’efficacité des solutions techniques intégrées mises en place.
Cette performance repose sur une approche globale combinant l’installation de systèmes photovoltaïques, la modernisation de l’éclairage par des technologies LED à faible consommation, ainsi que l’optimisation des équipements de climatisation. Le dispositif intègre également des systèmes intelligents de gestion et de suivi de la consommation énergétique en temps réel.
Les premières expérimentations, menées notamment dans certaines mosquées du gouvernorat de Tozeur, ont permis de réduire fortement la dépendance au réseau électrique traditionnel, avec un objectif progressif visant à améliorer l’autonomie énergétique des lieux de culte.
Selon le même responsable, les résultats obtenus ouvrent la voie à une généralisation du programme à l’échelle nationale, couvrant environ 6 500 mosquées, dans le cadre d’une stratégie visant à étendre les solutions d’efficacité énergétique aux bâtiments publics.
Il a enfin estimé que cette dynamique s’inscrit dans une transformation plus large du modèle énergétique national, fondée sur des projets structurants, reproductibles et à fort impact, capables d’accélérer concrètement la transition énergétique tout en réduisant la charge énergétique supportée par l’État.