Plus de sorties culturelles moins de risques de dépression ?

sorties culturelles - l'économiste maghrebin
Eric Lalmand/Belga Mag/ Belga/ AFP

L’impact de l’art et de la culture est indéniablement positif sur les individus notamment les passionnés. Seulement cet impact n’a été que très peu étudié sur le plan scientifique et médical. Une étude britannique s’est penchée sur cette question, « quantifiant » cette relation et mettant en évidence un effet protecteur de la culture contre la dépression chez les seniors.

Des chercheurs de l’University College de Londres ont en effet suivi, sur une période de dix ans,  2148 personnes non atteintes de dépression au début de l’étude et âgées de plus de 50 ans. Durant cette période, les volontaires ont répondu à des questionnaires et à des entretiens individuels de manière à déterminer la fréquence des sorties culturelles et à détecter sur le plan psychique les signes annonciateurs de dépression.

Ainsi, les résultats de l’enquête, publiés dans le British Journal of Psychiatry,  montrent que les sorties au théâtre, au cinéma, à des concerts, dans des galeries d’art, des expositions ou encore des musées, réduisent le risque de dépression chez les plus de 50 ans.

En effet, le risque était réduit de 32% chez les personnes fréquentant les lieux culturels plusieurs fois par an et de 48% pour une ou plusieurs sorties culturelles par mois. Fait intéressant,  cette même relation se retrouve dans toutes les catégories sociales, et quel que soit le niveau d’éducation. Les scientifiques concluent que le seul facteur qui fasse réellement la différence est la fréquence des activités.

Cette étude est une première, qui établit un lien entre une vie culturelle riche et active et  la diminution des risques de dépression. « Les résultats nous ont agréablement surpris », affirme le Dr Daisy Fancourt, directrice de l’étude.

Elle explique par ailleurs que  « l’engagement culturel est ce qu’on appelle une ‘denrée périssable’. Pour que ses bienfaits à long terme sur la santé mentale se manifestent, il faut une vie culturelle régulière. C’est comme l’exercice physique : aller courir le 1er janvier ne vous servira à rien pour le mois d’octobre, à moins de vous y tenir régulièrement entre-temps ».

Cette étude confirme la pertinence d’une mesure prise par des médecins canadiens, qui depuis peu prescrivent des visites au musée sur ordonnance. En effet, rien ne se fait par pur hasard !

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