PLF 2018 : la FTH redoute le spectre d’une crise

Dans un communiqué rendu public aujourd’hui, la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH) s’inquiète des nouvelles mesures du projet de loi de finances – PLF 2018, notamment celles qui concernent le secteur touristique.

En fait, la FTH a précisé que « le PLF 2018 ne fait que confirmer le désintérêt de l’Etat pour un secteur des plus stratégiques, fortement pourvoyeur de devises étrangères, et que les nouvelles mesures décidées vont inévitablement entraîner la fermeture de plusieurs hôtels et la perte de milliers d’emplois ».

Revenant sur les mesures qui concernent le secteur touristique, la FTH a souligné que « les contrats avec les tour- opérateurs se négocient un an à l’avance, en prix TTC fermes et non révisables ».

De ce fait, les contrats 2018 sont déjà signés et toute hausse de la TVA sera exclusivement supportée par l’hôtelier qui, aujourd’hui, n’en a plus les moyens.  A cet égard, la FTH demande des dispositions transitoires pour que son application démarre en 2019.

Pour la taxe hôtelière de 3DT par personne et par nuitée, elle a déjà été remplacée en 2015 par une taxe de 20DT sur les billets d’avion et de bateau.

La FTH a estimé que  la décision de la restaurer en 2018 revient à une double imposition. Pour cette raison, la FTH propose son remplacement par l’une de deux options.

Il s’agit de revaloriser la taxe sur les billets d’avion et de bateau qui passerait de 20  à 30 DT moyennant des dispositions transitoires ou réactiver le timbre de 30 DT à la sortie du territoire, sauf pour les Maghrébins.

S’agissant de  l’augmentation de la taxe à la consommation sur l’alcool, la FTH a affirmé que cette mesure insensée va réactiver les circuits de vente parallèle, disparus depuis 2015,  grâce à la baisse des taxes. De plus, les hôtels vendent à l’avance avec des prix non modifiables en « All inclusive ».

Toute hausse de taxe sera donc impossible à supporter par l’hôtelie et inévitablement plusieurs hôtels mettront la clé sous le paillasson étant données la crise et les marges actuelles très réduites.

Dans ce sens, la FTH propose de la remplacer par une augmentation significative des droits annuels des licences d’alcool pour les grossistes et détaillants de la catégorie des supermarchés, hypermarchés et autres débits d’alcool ainsi que pour les hôteliers et restaurateurs.

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