Investissement : aides aux agriculteurs pour le renouvellement du parc mécanique

ALECA Agriculture L'Economiste Maghrébin

Dans l’objectif d’assister les agriculteurs tunisiens, les décrets d’application du code d’investissement prévoient, entre autres, une aide qui atteint les 50% pour le renouvellement des machines agricoles, avec un plafond de 500 mille dinars. En cause: le vieillissement des machines.

En effet, 60% des machines agricoles sont âgées de plus de 25 ans, ce qui occasionne une perte de 100 millions de dinars par an, a affirmé le secrétaire d’État chargé de la production agricole, Omar El Béhi, lors de sa présence dans l’émission Iktisad Kom, sur la radio nationale.

Revenant sur le problème de l’excès de production, il a indiqué que la situation nécessite une stratégie à long terme. Il a ainsi déclaré que la Tunisie a réalisé l’autosuffisance dans tout le secteur des produits agricoles à l’exception des céréales. Pour lui, la régulation s’impose pour maitriser l’abondance de la production.

Omar El Béhi rappelle que pour gérer l’abondance de la production de lait, l’État a eu recours à trois procédures à savoir : le stockage, l’exportation, la transformation en poudre et l’achat de quantité considérable auprès des agriculteurs. Pour lui, l’expérience a réussi en 2016.

En ce qui concerne la crise que connait le secteur des agrumes, le secrétaire d’État a indiqué que l’abondance de la récolte n’était pas prévue.

Dans le même contexte, il a précisé n’être pas sans savoir que les prix des agrumes est élevé. M. Béhi a souligné l’existence d’un décalage entre le prix d’achat à la source et celui de la vente au consommateur final, qui passe de deux à trois. Selon lui, cela est dû au fait que la majorité de la production ne passe pas par les circuits officiels. Et d’ailleurs, le «marché de gros de Bir Kaâsaa est saturé» fait-il remarquer.

Il a recommandé de saisir les opportunités des marchés français et russe, surtout au moment où la Russie a baissé ses taxes sur  un certain nombre de produits tunisiens. Et pour ce qui concerne la transformation locale des agrumes, il a annoncé qu’une usine ouvrira ses portes à Sidi Bouzid, avec pour objectif de produire du concentré de jus destiné à l’exportation vers  l’Algérie. Ce projet bénéficiera d’une assistance technique italienne.

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