Alors que les prix des carburants atteignent des niveaux records, Les contacts au plus haut niveau pour organiser une riposte commune des grandes économies industrialisées.
Revenir à la question de la situation énergétique mondiale. Au cœur des échanges entre les deux présidents français et américain la nécessité d’une action concertée pour contenir la hausse des prix des carburants et garantir la disponibilité des produits raffinés à l’échelle globale, selon un communiqué de l’Élysée.
La France, qui exerce cette année la présidence du G7, travaille en lien étroit avec l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et entend réunir, dans les meilleurs délais, une visioconférence des dirigeants du G7. L’objectif : coordonner les mesures à prendre pour alléger la pression sur les prix et assurer l’approvisionnement en pétrole brut et en produits raffinés, tant entre les pays du G7 qu’au niveau mondial.
Il convient de noter que les cours du pétrole ont reculé dès l’annonce de la décision du G7 : le brut Brent a perdu environ 3% pour se négocier autour de 99–102 dollars le baril, tandis que le WTI américain a chuté de plus de 4%, s’établissant aux alentours de 88–91 dollar, selon Reuters.
Les analystes internationaux estiment que ce déblocage de 100 millions de barils, sous 4 mois, sous la coordination de l’Agence internationale de l’énergie, concentré en partie sur le diesel dans les 20 premiers jours, devrait exercer une pression baissière à court terme sur les prix de détail du carburant, notamment aux États-Unis et en Europe.
Certaines estimations avancent que, selon l’ampleur réelle des livraisons et la réaction des raffineurs, les prix du diesel pourraient baisser de l’ordre de 25 à 50 cents par gallon aux États-Unis dans les semaines suivant la mise en œuvre, avant que l’effet ne s’estompe progressivement.
La décision du G7 a également pour effet de désamorcer, au moins provisoirement, la menace d’une restriction des exportations américaines de diesel, qui aurait pu accentuer les tensions d’approvisionnement en Europe et dans d’autres régions importatrices nettes.