Les dirigeants du G7 ont convenu, mercredi 17 juin, de renforcer leur coordination afin de réduire la dépendance de leurs pays pour les minéraux critiques. Ils prévoient de créer une nouvelle plateforme dotée d’un rôle élargi au sein de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Les pays occidentaux s’efforcent de diversifier leurs sources d’approvisionnement et de réduire leur dépendance à l’égard de la Chine, car ces terres rares sont essentielles aux secteurs de la défense et des technologies. L’année dernière, Pékin a bouleversé les marchés mondiaux en imposant des restrictions à l’exportation d’aimants permanents, perturbant ainsi plusieurs industries et soulignant leur dépendance à un fournisseur unique.
Sans nommer la Chine, les dirigeants ont déclaré qu’ils visaient à réduire la dépendance à l’égard de tout fournisseur unique en dehors du G7 et de ses pays partenaires pour les terres rares et les aimants permanents à moins de 60 % d’ici 2030, avec un objectif final de 50 % « dès que possible ». « Nous sommes déterminés à œuvrer à la création de mécanismes harmonisés et interopérables. Ce plan débutera par un projet pilote portant sur deux minéraux critiques – le lithium et le nickel – et visera à éviter de nuire à la compétitivité ou d’imposer des coûts excessifs », ont déclaré les dirigeants dans un communiqué conjoint.
Ces mécanismes seront ensuite étendus à cinq nouveaux minéraux chaque année, en privilégiant toujours les terres rares.
Le G7 créera également une plateforme de coordination des politiques, de partage de données et de réponse aux crises, en collaboration avec l’AIE pour surveiller les marchés et signaler les risques, relève Reuters. Cette plateforme s’appuiera sur l’AIE pour l’analyse et la détection précoce des distorsions de marché, a précisé le groupe.
A noter que les pays du G7 et leurs alliés sont confrontés au défi de créer des chaînes d’approvisionnement complètes, de l’extraction minière au produit fini. Ce qui nécessite des investissements de plusieurs milliards de dollars. Les dirigeants ont déclaré que les institutions de financement du développement et les autres organisations du G7 devraient également collaborer avec le secteur privé pour soutenir les projets et les infrastructures.