Les ministres des Affaires étrangères du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), ainsi que la Haute Représentante de l’Union européenne, ont publié le 21 septembre 2026 une déclaration commune sur la situation dans le détroit de Bab el-Mandeb, qualifiant la crise yéménite de menace « inacceptable » pour la stabilité régionale et la sécurité énergétique mondiale.
Dans ce texte, les « Sept condamnent avec la plus grande fermeté les frappes menées par les Houthis au Yémen et contre l’Arabie saoudite », dénonçant en particulier celles visant des « populations et infrastructures civiles ». Ils réaffirment leur pleine « solidarité avec le gouvernement légitime yéménite et avec Riyad ».
Le G7 exige des Houthis « l’arrêt immédiat de toute action militaire, menace ou attaque contre les navires civils », et les appelle à revenir de bonne foi à la table des négociations. La déclaration cible également directement l’Iran, sommé de « cesser la fourniture d’armes et le soutien apporté au mouvement houthiste, en violation », selon les signataires, des résolutions 1747, 2140 et 2216 du Conseil de sécurité de l’ONU. Ces agissements sont décrits comme porteurs d’une « dangereuse trajectoire d’escalade », susceptible d’aggraver le conflit et de déstabiliser l’économie mondiale.
Les ministres insistent sur la nécessité de garantir une sécurité maritime durable et la liberté de navigation, afin de préserver les chaînes d’approvisionnement mondiales – énergie, engrais, produits alimentaires – dont la perturbation menacerait particulièrement les économies vulnérables de la région.
Le G7 réaffirme enfin son « soutien à l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Yémen », ainsi qu’« aux efforts de médiation de l’envoyé spécial de l’ONU, Hans Grundberg, en faveur d’un règlement politique négocié et piloté par les Yéménites eux-mêmes ».
D’après communiqué