Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre des entreprises et des personnes établies en Inde et en Turquie, qu’ils accusent de contribuer au contournement des restrictions imposées à l’Iran. Washington vise notamment un réseau de certifications maritimes frauduleuses et une société turque fournissant des services au secteur aérien iranien.
Les États-Unis ont annoncé le 4 novembre de nouvelles sanctions contre des entreprises et des ressortissants établis en Inde et en Turquie, accusés d’avoir apporté un soutien économique et logistique à l’Iran. Ces mesures s’inscrivent dans la campagne de pression menée par l’administration de Donald Trump pour limiter les revenus pétroliers de Téhéran et entraver ses réseaux d’approvisionnement.
Ainsi, le département américain du Trésor a ciblé un réseau présenté comme étant dirigé par l’homme d’affaires indien Suniel Kumar Sharma, son épouse Jaspreet Preeti Shahid et deux autres ressortissants indiens liés à leurs activités. Neuf entités associées à ce réseau figurent également parmi les personnes et structures visées par les sanctions.
Le Trésor américain indique que ce dispositif aurait permis de fournir de faux pavillons et de fausses certifications à des navires soumis aux sanctions internationales et impliqués dans le transport de pétrole iranien. Certains de ces bâtiments auraient notamment opéré pour le compte de l’armée iranienne et de groupes qui lui sont affiliés. Washington accuse ainsi le réseau d’avoir contribué à dissimuler l’identité et les activités de navires afin de leur permettre de poursuivre leurs opérations.
En Turquie, les mesures concernent Fugo Ground Services Inc, également connue sous le nom de Fugo Aviation. L’entreprise est accusée d’avoir apporté un soutien continu au secteur aérien iranien, notamment en fournissant des services au sol à plusieurs compagnies aériennes iraniennes déjà frappées par les sanctions américaines.
Ces désignations s’inscrivent dans l’opération baptisée « Economic Outcast », lancée par l’administration Trump pour réduire la capacité de l’Iran à commercialiser son pétrole et à financer son effort de guerre contre les États-Unis. De son côté, le département du Trésor affirme vouloir poursuivre les intermédiaires et les entreprises qui facilitent les échanges avec les secteurs iraniens visés par les restrictions.
La décision illustre l’élargissement géographique du dispositif américain : au-delà des entreprises iraniennes, Washington cherche désormais à atteindre les sociétés de transport, les prestataires maritimes et les opérateurs étrangers soupçonnés de faciliter le contournement des sanctions. Elle expose également les acteurs concernés à des restrictions financières et commerciales susceptibles de compliquer leurs relations avec le système économique américain.