Depuis janvier 2026, les recettes touristiques et les revenus du travail (notamment les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger – TRE) ont atteint 14,83 milliards de dinars au 31 octobre. C’est ce que les données de la Banque centrale de Tunisie (BCT) font ressortir. Il s’agit de 541,5 millions de dinars de plus qu’un an auparavant (14,29 milliards), soit une hausse de 3,79 %.
Dans le détail, les revenus du travail s’élèvent à 7,68 milliards de dinars (+4,12 %), contre 7,15 milliards pour le tourisme (+3,44 %). L’écart entre les deux est donc de 522,9 millions de dinars. Ainsi, sur 100 dinars encaissés, environ 52 viennent des revenus du travail et 48 du tourisme.
Ces entrées de devises servent à payer les importations : produits de base, énergie, matières premières, équipements. Au passage, au 3 novembre 2026, les réserves de change atteignaient 24,05 milliards de dinars, soit 91 jours d’importations. Cela étant, il faut souligner que ces recettes ne font pas augmenter les réserves d’autant, car celles-ci dépendent de l’ensemble des flux financiers et des paiements extérieurs.
En 2025, les deux postes avaient totalisé 16,86 milliards de dinars (contre 15,86 milliards en 2024, soit +6,28 %). Autrement dit, il manque environ 2,03 milliards pour égaler ce niveau, un seuil qui paraît accessible, en tout cas au rythme actuel.