Quarante entreprises tunisiennes participent à la 29e édition d’Ecomondo, salon consacré aux technologies vertes et à l’économie circulaire. Parmi elles, 14 sont venues en tant qu’acheteurs internationaux et ont mené, le 4 novembre, des entretiens directs avec des sociétés via une plateforme de rendez-vous. Ces données ont été publiées par la société « Meda », spécialisée dans l’organisation de délégations aux salons internationaux.
Ces 14 entreprises travaillent dans la gestion et le recyclage des déchets, le traitement de l’eau, la bioénergie et la dépollution des sols. Les 26 autres sont des visiteurs accompagnés par l’UTICA et la FTTH. Au total, plus de 64 entreprises africaines sont présentes, venues de Tunisie, du Maroc, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, d’Égypte, du Ghana et d’Algérie.
Le point de vue de l’UTICA
Anis Gharbi, de l’UTICA, précise que les 12 entreprises affiliées à l’organisation sont actives dans six secteurs : gestion des déchets, recyclage, plastique, produits d’entretien, chimie, caoutchouc et pneumatiques. Ces domaines correspondent aux thèmes du salon : tri et recyclage du plastique et du caoutchouc, « chimie verte » à base de matériaux biodégradables, réduction de l’empreinte carbone et traitement des polluants.
Cette participation annuelle permet de suivre les dernières solutions de recyclage des déchets composites et de trouver des applications de chimie verte pour fabriquer des produits d’entretien écologiques. Elle permet aussi de s’inspirer de l’Italie, pionnière dans la transformation du caoutchouc usagé, et de nouer des partenariats conformes aux normes européennes et internationales, qui facilitent l’accès des produits recyclés aux marchés mondiaux.
Le point de vue de la FTTH
La FTTH participe pour la troisième année consécutive avec 14 entreprises du textile (habillement, lavage-teinture, finition, textile technique). Moez Kechida estime que le salon leur permet de découvrir des innovations en recyclage et en économie circulaire, utiles pour réduire la consommation d’eau et d’énergie et respecter les normes tunisiennes et européennes.
Les précédentes participations ont aidé certaines entreprises, notamment des PME, à trouver des solutions de recyclage des eaux industrielles moins coûteuses qu’une station de traitement. La dernière a permis de découvrir des techniques de tri et de recyclage, de choisir une machine après appel d’offres et de lancer un projet pilote de recyclage des vêtements usagés tunisiens, financé par l’Union européenne.