La production pétrolière libyenne est confrontée à une nouvelle perturbation après la fermeture d’une vanne sur le principal oléoduc reliant Hamada à Zaouïa. Trois installations ont cessé leurs opérations.
Trois installations pétrolières du sud-ouest de la Libye ont été contraintes d’arrêter leurs opérations après la fermeture d’une vanne sur l’oléoduc reliant le champ de Hamada à Zaouïa, a annoncé mardi 15 septembre la NOC (Compagnie nationale de pétrole). La fermeture a provoqué une forte hausse de la pression dans les conduites et entraîné l’arrêt complet des opérations de production et d’exploitation. Les installations concernées sont le champ de Hamada (NC8), le champ d’Al-Tahara (NC4) ainsi que la station NC5.
La compagnie nationale a averti qu’elle pourrait être contrainte de déclarer la force majeure si le blocage se poursuit. Dans l’industrie pétrolière, cette disposition permet à un opérateur de suspendre temporairement certaines obligations contractuelles lorsque des circonstances exceptionnelles empêchent l’exécution normale des livraisons.
Un axe stratégique pour le pétrole libyen
L’oléoduc Hamada-Zaouïa constitue un axe important pour l’acheminement du brut produit dans le sud-ouest du pays vers les infrastructures de traitement et d’exportation situées dans le nord-ouest.
La raffinerie de Zaouïa joue également un rôle important dans l’approvisionnement du marché intérieur libyen. Une interruption prolongée pourrait donc affecter à la fois la production, les exportations et l’approvisionnement en produits pétroliers.
A noter que la Libye dispose d’environ 48 milliards de barils de réserves prouvées, soit près de 41 % des réserves africaines, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Le secteur reste toutefois exposé aux interruptions liées aux conflits, aux mouvements sociaux, aux difficultés budgétaires et aux problèmes affectant les infrastructures…