Les cours de l’or ont légèrement reculé ce mercredi, pénalisés par la remontée des prix de l’énergie et des rendements obligataires américains.
Les prix de l’or évoluaient en baisse mercredi, à quelques heures de la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Le métal précieux restait sous pression face à la hausse des prix du pétrole, aux rendements des bons du Trésor et à un dollar légèrement plus ferme.
L’or au comptant reculait de 0,3 %, à 4 281,93 dollars l’once. Tandis que les contrats à terme sur le métal jaune cédaient également 0,3 %, à 4 321,26 dollars. L’argent reculait de 0,2 %, à 63,57 dollars l’once et le platine perdait 0,5 %, à 1 770,33 dollars. Le dollar restait pour sa part relativement stable, l’indice mesurant son évolution face à un panier de grandes devises progressant de 0,1 %, à 99,73.
Le mouvement de repli de l’or intervient après deux séances consécutives de baisse. Depuis le début du mois de septembre, le métal précieux a perdu plus de 3 %, après avoir dépassé 4 700 dollars l’once à la fin août.
La persistance de prix élevés de l’énergie constitue l’un des principaux facteurs de pression. Le pétrole s’est stabilisé après deux séances de hausse. Mais les incertitudes entourant la fermeture du pipeline Est-ouest de l’Arabie saoudite continuent de maintenir les marchés énergétiques sous tension.
Pour les investisseurs, une énergie durablement chère complique la trajectoire de l’inflation et peut réduire la marge de manœuvre des banques centrales.
Les marchés scrutent la décision de la Fed
Les marchés intégraient mercredi une probabilité d’environ 92 % d’une hausse des taux de la Fed, selon les données citées par Investing.com. Une telle décision constituerait le premier relèvement des taux américains depuis 2023.
Le comportement des rendements obligataires sera également déterminant pour l’or. Même en cas de maintien des taux, un discours jugé restrictif de la Fed pourrait maintenir une pression sur les obligations à long terme et, par ricochet, sur le métal précieux.
L’analyste de marché senior chez IG, Tony Sycamore, estime que l’or reste confronté à plusieurs facteurs défavorables : hausse des prix de l’énergie, progression des rendements obligataires, fermeté du dollar et mouvements de réduction du risque avant la décision de la banque centrale américaine.
Selon Sycamore, l’or devrait repasser au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours, située autour de 4 539 dollars, pour confirmer un retournement de la tendance récente. À défaut, le métal pourrait tester un support proche de 4 200 dollars.
Malgré son récent repli, l’or demeure toutefois nettement au-dessus de son niveau d’environ 4 000 dollars atteint en juillet. Son statut de valeur refuge continue par ailleurs de soutenir l’intérêt des investisseurs, notamment dans un environnement marqué par les incertitudes géopolitiques et les tensions sur les marchés de l’énergie.