Alors que le prix du diesel vient de franchir un record aux États-Unis, Donald Trump met directement en cause les frappes ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières russes. Le président américain demande à Volodymyr Zelensky de cesser de viser les installations de production et de raffinage de carburants.
Donald Trump a désigné dimanche 13 septembre l’Ukraine comme l’un des facteurs de la pénurie de diesel qui contribue actuellement à la flambée des prix aux États-Unis. En déplacement en Irlande, il a appelé Volodymyr Zelensky à cesser les attaques contre les infrastructures pétrolières russes. « Il doit arrêter de frapper le diesel en Russie », a déclaré Trump devant des journalistes. Selon lui, l’Ukraine peut continuer à viser d’autres objectifs, mais doit épargner les installations liées au diesel, dont les perturbations contribuent à réduire l’offre disponible sur le marché.
Cette déclaration intervient alors que le prix du diesel a dépassé vendredi 6 dollars le gallon, soit environ 3,78 litres, pour la première fois aux États-Unis. La hausse est alimentée par la guerre au Moyen-Orient, mais également par les attaques ukrainiennes contre les raffineries et infrastructures pétrolières russes.
Face aux attaques répétées contre ses infrastructures énergétiques, Moscou a prolongé son moratoire sur les exportations de diesel, initialement décidé à la fin juillet. Cette restriction réduit davantage l’offre disponible sur le marché international.
Cette situation intervient alors que Washington tente parallèlement de relancer les négociations destinées à mettre fin à la guerre en Ukraine. Après plusieurs mois d’interruption, les émissaires de Donald Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, se sont récemment rendus à Moscou puis à Kiev.
Le dossier énergétique s’ajoute ainsi aux négociations diplomatiques, alors que Trump cherche à contenir l’impact économique de la flambée des carburants sur les consommateurs américains.