Des dizaines de Tunisiens résidant au Qatar ont eu la mauvaise surprise de voir leurs voitures saisies au port de Radès, bien qu’ils aient accompli toutes les démarches administratives et réglé l’intégralité des frais de transport.
Cette situation résulte d’un différend financier entre une société qatarie (appartenant à un Tunisien) chargée des procédures d’expédition des véhicules, et une société saoudienne ayant assuré l’opération de transport maritime. Les propriétaires des véhicules estiment être pris en otage dans un litige commercial qui ne les concerne pas.
Les propriétaires avaient contracté avec une société de transport enregistrée au Qatar et détenue par un Tunisien, après avoir payé l’intégralité des frais et complété toutes les démarches requises.
L’expédition avait débuté il y a environ quatre mois. Le trajet des véhicules est passé par l’Arabie Saoudite, puis la Turquie, avant l’Italie, pour finalement arriver au port de Radès. Ce changement d’itinéraire via l’Arabie Saoudite s’expliquerait par la situation sécuritaire dans le détroit d’Ormuz.
Les propriétaires ont suivi le parcours de leurs cargaisons en ligne pendant ces quatre mois, jusqu’à l’arrivée des voitures en Tunisie il y a environ deux semaines, où elles ont été dirigées vers les entrepôts du port de Radès.
Ces personnes réclament des éclaircissements sur le statut de leurs véhicules et leur restitution, s’interrogeant sur le sort de plus de 100 voitures bloquées au port de Radès, malgré l’accomplissement de toutes les procédures et le règlement intégral des sommes dues.