Les importations de gaz naturel du Maroc ont rebondi de 15,4 % en juillet 2026, après les perturbations liées à la guerre en Iran. Le royaume chérifien a importé près de 991 GWh, retrouvant des niveaux proches de ceux de 2025.
Le Maroc a importé 991 gigawattheures (GWh) de gaz naturel en juillet 2026, soit une hausse de 15,4 % par rapport au mois de juin, selon les données publiées par le site spécialisé ‘Energy’. Cette progression marque un net rebond après les perturbations subies au printemps en raison du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, qui avaient affecté les livraisons.
Sur un an, les importations restent quasiment stables (992 GWh en juillet 2025). Le royaume, qui ne divulgue pas officiellement ses fournisseurs, s’approvisionne en gaz naturel liquéfié (GNL) auprès de sources multiples, notamment la Russie et les États-Unis, ainsi que via un contrat avec Shell signé en 2023. Le gaz est regazéifié en Espagne avant d’être acheminé au Maroc via le gazoduc Maghreb-Europe, qui servait auparavant à transporter le gaz algérien vers l’Europe.
Sur les sept premiers mois de l’année, les importations totales atteignent 4,98 térawattheures (TWh), en baisse de 13,2 % par rapport à la même période en 2025. Le mois d’avril avait été particulièrement bas (377 GWh), tandis que juillet marque le pic de l’année.
Dans un autre mouvement, le Maroc a exporté une cargaison rare de 30 000 tonnes d’essence AI-92 vers la Russie, une opération ponctuelle qui s’expliquerait par un excédent de stocks ou une réexportation, et non par un changement de statut du royaume en tant qu’exportateur net de carburants. Le Maroc reste en effet entièrement dépendant des importations de produits pétroliers, avec un volume moyen de 287 000 barils par jour importés au premier trimestre 2026.