La position extérieure de la Tunisie reste sous pression au premier semestre 2026. Le déficit courant s’est creusé à 4,24 milliards de dinars, contre 3,40 milliards un an plus tôt, représentant 2,4 % du PIB contre 2 % au premier semestre 2025. Cette dégradation est principalement imputable à l’alourdissement de la facture énergétique et au maintien d’un déficit commercial élevé.
En revanche, le service de la dette extérieure a nettement diminué par rapport aux niveaux exceptionnellement élevés observés en 2024 et 2025. Cette amélioration tient toutefois davantage à un calendrier de remboursement plus favorable qu’à un assainissement durable des finances extérieures.
Les avoirs en devises ont progressé, atteignant 24,8 milliards de dinars contre 22,9 milliards un an auparavant. Mais cette hausse ne s’est pas traduite par un renforcement de la capacité de couverture des importations, qui est passée de 100 à 98 jours en raison de l’accélération des achats à l’étranger.
Au final, si certains indicateurs témoignent d’une accalmie ponctuelle, les déséquilibres extérieurs demeurent importants et continuent de refléter la vulnérabilité de l’économie tunisienne aux chocs énergétiques et commerciaux.