Les marchés pétroliers ont fortement réagi aux informations faisant état d’une possible avancée diplomatique sur le détroit d’Ormuz. Les prix du pétrole ont chuté de plus de 4 % après les déclarations mardi 4 août du secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, où il a évoqué la possibilité d’un accord entre Washington et Téhéran, mercredi 5 août, sur l’ouverture du détroit d’Ormuz.
Comme il l’a déclaré lors d’une interview accordée à CNBC : « Nous sommes en pourparlers avec les Iraniens. Il est possible que nous parvenions à un accord aujourd’hui ou demain pour ouvrir les détroits et évoluer vers une position plus normalisée dans ce conflit ».
Pendant ce temps, les prix du pétrole ont fortement reculé, les investisseurs anticipant un possible accord entre les États-Unis et l’Iran susceptible de permettre une normalisation du trafic dans le détroit d’Ormuz. Ainsi, le Brent et le WTI ont perdu plus de 4 % en séance… Cette baisse reflète le recul de la prime de risque géopolitique qui s’était accumulée depuis le début des tensions dans le Golfe. Les opérateurs considèrent qu’une réouverture progressive de cette voie maritime stratégique réduirait les risques de perturbation des exportations de pétrole en provenance du Moyen-Orient.
Toutefois, plusieurs analystes appellent à la prudence, soulignant que les négociations ne sont pas encore finalisées et qu’un échec des discussions pourrait rapidement raviver la volatilité des marchés énergétiques.