L’Agence internationale de l’énergie (AIE) avertit que les réserves mondiales de pétrole s’épuisent à un rythme record, tandis que la guerre au Moyen-Orient continue de limiter les approvisionnements en provenance de la région du Golfe.
« Plus de dix semaines après le début de la guerre au Moyen-Orient, les pertes croissantes d’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz épuisent les réserves mondiales de pétrole à un rythme record », selon l’Agence internationale de l’énergie dans son rapport mensuel sur les marchés pétroliers. Les stocks mondiaux ont diminué de 250 millions de barils en mars et avril, soit un rythme de 4 millions de barils par jour, ajoute.
« La baisse rapide des stocks dans un contexte de turbulences persistantes laisse présager une flambée des prix à l’avenir. » Plus précisément, l’offre mondiale de pétrole a encore diminué de 1,8 million de barils par jour en avril pour atteindre 95,1 millions de barils par jour, ce qui porte les pertes totales depuis février à 12,8 millions de barils par jour.
En se basant sur le scénario d’une reprise progressive du trafic dans le détroit d’Ormuz à partir de juin, l’offre mondiale de pétrole devrait diminuer en moyenne de 3,9 millions de barils par jour en 2026 pour atteindre 102,25 millions de barils par jour. Cela se traduit par une perte de 5,9 % par rapport aux estimations d’avant-guerre (108,6 millions de barils par jour), selon le rapport de février, explique l’agence citée par l’AFP.
Si la demande peut reprendre une trajectoire ascendante vers la fin de l’année, dans l’hypothèse où un accord de paix serait conclu, l’offre devrait se rétablir à un rythme plus lent. Par conséquent, les marchés pétroliers resteront « en déficit jusqu’au dernier trimestre de l’année », estime l’OCDE, qui avertit qu’« une nouvelle déstabilisation des prix semble probable à l’approche de la période de pointe de la demande estivale ».