Le personnel enseignant libyen a annoncé lundi 5 octobre sa poursuite d’une grève illimitée, réclamant des salaires plus élevés et de meilleures conditions de vie pour les enseignants, ce qui suscite des inquiétudes quant à l’avenir des élèves.
La grève a touché tout le pays pour protester contre l’incapacité du gouvernement à répondre aux demandes répétées du personnel enseignant d’augmenter et d’uniformiser les salaires et de fournir une assurance maladie. La rentrée, prévue au départ le 6 septembre, avait déjà été reportée au 13, les autorités affirmant que certains établissements étaient encore en maintenance.
Le 13 septembre, jour de la rentrée scolaire, les enseignants ont entamé leur mouvement de protestation en organisant des sit-in devant les écoles et les bâtiments gouvernementaux de la capitale, Tripoli. Deux semaines plus tard, le syndicat des enseignants a transformé sa mobilisation en une grève nationale illimitée dans tous les établissements scolaires publics.
Bien que le pays soit partagé depuis des années entre autorités rivales dans l’est et l’ouest, la mobilisation s’est étendue à l’ensemble du territoire. Depuis, les portails des établissements publics sont clos, et plus de 1,6 million d’élèves, du primaire au lycée, privés de cours. Les enseignants du privé n’ont pas suivi le mouvement…