La Tunisie continue de tirer profit de son activité touristique. Les recettes du secteur ont progressé de 4,5 % sur un an à fin septembre 2026, malgré une quasi-stagnation du nombre de visiteurs. Une évolution qui témoigne d’une hausse de la dépense moyenne des touristes.
Le tourisme tunisien confirme sa bonne dynamique sur le front des recettes. A fin septembre 2026, les revenus générés par l’activité touristique ont atteint 6,37 milliards de dinars, soit une progression de 272 millions de dinars (+4,5 %) par rapport à la même période de 2025, selon les données de la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Cette hausse intervient dans un contexte marqué par une progression limitée des flux touristiques. À fin août, le nombre de visiteurs enregistrait une légère baisse de 0,2 % sur un an.
L’écart entre l’évolution des arrivées et celle des recettes constitue l’un des principaux enseignements de ces chiffres. Il suggère une augmentation de la dépense moyenne par touriste, permettant au secteur de générer davantage de revenus sans dépendre exclusivement de la croissance du nombre de visiteurs.
La France en tête, le Royaume-Uni progresse
Du côté des marchés émetteurs européens, la France reste le principal pourvoyeur de touristes, avec une croissance comprise entre 3 % et 4 %.
Le Royaume-Uni poursuit pour sa part sa progression et occupe désormais la deuxième position, devant la Pologne et l’Allemagne. Cette évolution confirme la volonté de la Tunisie de diversifier ses marchés touristiques et de réduire sa dépendance à quelques destinations traditionnelles.
Objectif : 12 millions de touristes
Les autorités tunisiennes ambitionnent désormais de franchir le seuil des 12 millions de visiteurs en 2026, contre environ 11 millions en 2025.
Pour atteindre cet objectif, le ministère du Tourisme entend accélérer la conquête de nouveaux marchés, notamment la Chine, la Russie et la Biélorussie, tout en renforçant les liaisons aériennes avec les marchés prioritaires.
À trois mois de la fin de l’année, la progression des recettes apparaît ainsi comme un signal positif pour le secteur. Au-delà du volume des arrivées, l’enjeu pour la Tunisie consiste désormais à accroître la valeur économique générée par chaque visiteur.