Les cliniques privées alertent sur l’accumulation de leurs créances auprès de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), dont le règlement accuse désormais un retard de huit mois. Elles appellent à une intervention urgente pour éviter que cette situation ne compromette leur activité et la continuité des soins.
Réunie en assemblée générale extraordinaire le 24 septembre 2026, la Chambre nationale syndicale des cliniques privées a demandé la mise en place d’un calendrier clair pour le règlement des sommes dues par la CNAM.
Selon la Chambre, ces retards ont aggravé les difficultés financières de plusieurs établissements, certains rencontrant des problèmes pour payer leurs fournisseurs et leurs salariés. Les prestations prises en charge par la CNAM représentent entre 30 % et 70 % de l’activité des cliniques, selon les établissements et les régions.
Les cliniques déplorent également l’accumulation de créances dues par l’État libyen depuis 2016, malgré plusieurs opérations de vérification.
Autre sujet de désaccord : les cotisations sociales des médecins libéraux, notamment les radiologues et les anesthésistes, exerçant au sein des cliniques. La Chambre estime que ces praticiens, qui exercent sous leur propre responsabilité et perçoivent directement leurs honoraires, doivent s’acquitter eux-mêmes de leurs cotisations en tant que travailleurs non salariés.
La Chambre appelle enfin les autorités à prendre des mesures urgentes pour régulariser les paiements et préserver la continuité des services de santé.