Dans un communiqué publié vendredi 25 septembre 2026, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) assure soutenir le sit-in des journalistes de La Presse de Tunisie, en grève pour dénoncer des années de précarité professionnelle.
Plusieurs journalistes de l’établissement protestent contre le non-renouvellement de leurs contrats depuis des années, une situation qui, selon eux, les prive de stabilité et de garanties d’un travail décent. Bien évidemment, le syndicat juge ces revendications « légitimes » et estime qu’une institution aussi ancienne que « La Presse ne peut pas gérer son personnel à coups de contrats précaires sans issue claire ».
Par conséquent, l’organisation des journalistes tient la présidence du gouvernement pour responsable, en tant que « superviseur des politiques publiques » concernant les entreprises publiques. Il interpelle aussi directement la direction du quotidien tunisien, à qui il demande de régler ce dossier et de mettre fin aux contrats précaires prolongés.
Le SNJT appelle à un dialogue « responsable » et urgent entre toutes les parties pour trouver une solution définitive, après des années d’attente.
Pour le syndicat, ce dossier s’inscrit dans le débat plus large sur la réforme des médias publics. « Cette réforme, dit-il, ne doit pas se faire au détriment des journalistes ni leur faire porter le poids des difficultés administratives et financières de ces institutions ». Il plaide donc pour une réforme qui garantisse à la fois la pérennité des médias publics, leur indépendance, et les droits de leurs employés.
Enfin, le SNJT appelle toutes les structures syndicales de La Presse à s’unir pour défendre les journalistes concernés, et se dit prêt à utiliser « toutes les formes de mobilisation et les voies légales légitimes » pour obtenir un emploi stable et digne pour eux.