Le produit national brut (PNB) de l’Iran a considérablement diminué entre mars et fin juin 2026, période durant laquelle le pays a été bombardé par les Etats-Unis et Israël, selon des données officielles publiées dimanche 20 septembre.
Durant cette période, qui correspond au premier trimestre du calendrier persan, le PIB a reculé de 10,1 % en glissement annuel, secteur pétrolier compris. Selon le centre des statistiques, une autorité officielle, l’économie iranienne étant fortement dépendante des exportations d’hydrocarbures…
Téhéran et Washington ont alors signé un accord à la mi-juin qui devait en théorie mettre fin à la guerre, mais les hostilités ont repris très rapidement, les parties s’accusant mutuellement d’en violer les termes.
Au cœur du conflit se trouve désormais le détroit d’Ormuz, d’une importance stratégique capitale, par lequel transitait avant la guerre environ 20 % du pétrole consommé dans le monde ; Téhéran en revendique le contrôle.
En représailles, les États-Unis ont réimposé un blocus des ports iraniens du Golfe, ce qui nuit aux exportations de pétrole brut iranien, une situation déjà complexe compte tenu des sanctions imposées à l’Iran.
De façon plus globale, l’économie du pays souffre depuis des années d’une hyperinflation chronique et de la forte dévaluation de la monnaie nationale, le rial, en raison des sanctions. La guerre a exacerbé ce phénomène, réduisant rapidement le pouvoir d’achat des Iraniens. L’inflation a augmenté de 69,9 % en glissement annuel en août, selon les chiffres officiels, qui seraient loin de refléter les fortes hausses de prix, notamment celles des produits alimentaires…
Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une contraction de 5,4 % du PIB iranien cette année, selon ses dernières estimations publiées en juillet.