L’investissement agricole a confirmé sa vitalité sur les huit premiers mois de l’année 2026. Le secteur a généré une valeur ajoutée de 4 783 MDT au premier semestre 2026, et reste l’un des moteurs de croissance qui affichent une bonne santé ces dernières années.
Les intentions d’investissement des huit premiers mois de l’année sont bonnes et montrent que le contexte macroéconomique compliqué n’a pas altéré le potentiel du secteur.
Chiffres clés
Sur la période allant de janvier à août 2026, 4 120 opérations d’investissement ont été déclarées, totalisant une enveloppe de 807,5 MDT. 82 % de des opérations, représentant 88 % des investissements, ont été réalisées à distance. Par activité, celles agricoles ont largement dominé avec 520,5 MDT, soit 64 % des intentions d’investissement. Elles ont devancé les services liés à l’agriculture (144,2 MDT, soit 18 % du total), la pêche (80,9 MDT, soit 10 %), l’aquaculture (45,3 MDT, soit 6 %) et la première transformation (16,7 MDT, soit 2 %).
Géographiquement, la répartition des flux met en avant le District 3 en tête avec 215,5 MDT (27 % du volume), talonné de très près par le District 1 (213,3 MDT, soit 26 %) et le District 4 (149,6 MDT, soit 19 %).
1 569 emplois potentiels
Du côté des comités d’octroi des avantages, 1 643 opérations d’investissement ont reçu un avis favorable pour une valeur de 267,9 MDT assortie de 69,9 MDT de subventions.
En y intégrant les structures d’investissement des Commissariats Régionaux au Développement agricole (CRDA), qui ont validé 2 453 opérations pour 23,9 MDT, le volume global des investissements approuvés atteint 291,8 MDT répartis sur 4 096 projets. Ces initiatives permettront de générer 1 569 emplois permanents.
L’analyse par branches révèle des dynamiques très variées par rapport à l’exercice précédent. Le secteur de la pêche s’envole avec un bond de 120 % à 28,6 MDT, suivi par le secteur agricole qui a progressé de 29 % à 159,6 MDT et la première transformation qui a affiché une hausse de +21 % à 2,3 MDT. En revanche, les services liés à l’agriculture et à la pêche maritime ont reculé de 19 % à 53,8 MDT, tout comme l’aquaculture qui a enregistré un repli de 60 % à 23,5 MDT.
Diversification des promoteurs
L’inclusion de nouveaux profils d’investisseurs continue de structurer le paysage. Les jeunes promoteurs s’imposent comme un pôle dynamique avec 228 projets pour une enveloppe de 25,5 MDT. Les femmes promotrices ont lancé, quant à elles, 120 projets pour un total de 12,3 MDT, tandis que les Tunisiens résidant à l’étranger ont investi 1,9 MDT à travers 17 opérations.
En matière de dépenses, la priorité est clairement accordée au renforcement de l’outil de production. Les équipements se sont ‘appropriés la première place avec 175,5 MDT, suivis des bâtiments (22,8 MDT) et le matériel roulant (20 MDT).
Les subventions publiques accordées ont totalisé 69,6 MDT, affichant une progression de 9 % en rythme annuel. Les investisseurs ont apporté 110,3 MDT, encouragés par les avantages fiscaux. Le recours au crédit bancaire a permis de mobiliser 87,9 MDT.
Reste enfin à préciser que ce sont des intentions d’investissements, pas des réalisations. Heureusement, la concrétisation de ces projets est largement plus simplement que ceux industriels.