L’Iran a menacé de répondre à la « guerre économique » américaine par une zone d’exclusion maritime dans le Golfe Persique. Tandis que les attaques des Houthis du Yémen ont exacerbé les tensions autour des approvisionnements énergétiques régionaux.
Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a déclaré lundi 7 septembre sur X que Washington avait reçu un « avertissement clair » de la part des nouveaux missiles iraniens et que toute guerre économique serait contrée par une zone d’exclusion maritime s’étendant à travers le Golfe jusqu’au périmètre du blocus américain. La posture opérationnelle de l’Iran vis-à-vis des navires de guerre et des bases américaines avait été « fondamentalement recalibrée », a-t-il ajouté…
Par ailleurs, des militants houthis ont lancé une vague d’attaques contre l’Arabie saoudite, faisant 73 blessés selon les autorités saoudiennes. Celles-ci ont visé plusieurs sites du royaume et ont renforcé les craintes que le conflit ne se propage aux États du Golfe accueillant des forces militaires américaines.
Quant au président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, il a averti séparément que les compagnies pétrolières et gazières américaines ainsi que les infrastructures énergétiques dans l’ensemble du Golfe étaient exposées à des représailles si Washington attaquait les installations pétrolières et gazières iraniennes.
Ces menaces ont accentué les inquiétudes concernant les approvisionnements en énergie. Dans ce contexte de tension extrême, le Brent a progressé de 1% à 98,01$ le baril ce mardi…