Avec tous les désastres politiques et les catastrophes militaires que les Etats-Unis, sur instigation d’Israël, s’auto-infligent depuis des décennies, on reste pantois face à l’incroyable passivité du peuple américain à réagir en forçant ses gouvernants à servir les intérêts de leur pays plutôt que ceux d’un Etat-paria honni par la quasi-totalité de l’humanité.
Sur instigation israélienne, la puissance américaine a tué des millions d’Arabes et de musulmans et transformé en enfer la vie de dizaines de millions d’autres en Irak, en Libye, en Syrie et en Iran – où elle se trouve prise au piège.
Dans cette guerre asymétrique avec l’Iran, même si Trump continue de le nier, la plus grande puissance militaire du monde s’est fait battre par un pays sous sanctions économiques depuis un demi-siècle. Elle a raté la porte de sortie que lui offrait le « Memorandum of Understanding » et qui lui aurait permis de sauver un peu la face en concluant diplomatiquement un conflit qu’elle n’a pu remporter militairement.
Mais, visiblement, Israël, qui a poussé les Etats-Unis dans cette guerre insensée, s’active à fermer toute porte de sortie et à enfoncer encore plus l’armée américaine dans le bourbier iranien. Car, pour la clique génocidaire au pouvoir à Tel-Aviv, elle l’a dit et redit publiquement, il est hors de question que l’Amérique jette l’éponge en laissant le régime iranien aux commandes, plus fort et plus populaire qu’avant la guerre.
Invasion terrestre de l’Iran ?
Face à l’évidence que le pouvoir à Téhéran ne peut être renversé par des bombardements aériens, le gouvernement israélien tente de convaincre Trump de « la nécessité d’une invasion terrestre de l’Iran ». L’Amérique n’a que 450 000 soldats et, avec un tel nombre, elle ne peut pas envahir un pays de 90 millions d’habitants, aussi vaste que l’Europe occidentale. Qu’à cela ne tienne. Le « génie » israélien a la solution.
Cette solution à l’israélienne a été rendue publique par le Jerusalem Post dans son édition du 30 août. On y lit notamment : « Des frappes aériennes durant plus de 180 jours n’ont pas permis d’affaiblir significativement les capacités militaires de l’Iran, ni de contraindre Téhéran à négocier. Les États-Unis doivent donc déployer une force terrestre de grande envergure. Pour éviter un décret de conscription susceptible de provoquer des réactions politiques négatives, le meilleur moyen est d’utiliser l’endettement des jeunes Américains comme incitation à l’enrôlement. L’’Américain moyen âgé de 18 à 34 ans est endetté à hauteur de plus de 40 000 dollars sous forme de prêts étudiants, de dettes de cartes de crédit, de prêts automobiles et de prêts personnels, certaines dettes atteignant même 100 000 dollars. Et c’est exactement le groupe dont le Pentagone a besoin » !
L’’Américain moyen âgé de 18 à 34 ans est endetté à hauteur de plus de 40 000 dollars sous forme de prêts étudiants, de dettes de cartes de crédit, de prêts automobiles et de prêts personnels…
Le journal du Mossad poursuit : « La solution consiste à adopter un programme d’annulation de toutes les dettes étudiantes, de cartes de crédit et autres prêts après 24 ou 36 mois de service militaire. Cette politique, associée à un élargissement de la loi sur l’aide au réengagement des soldats (GI Bill) engendrerait une vague massive d’engagements volontaires ».
Beaucoup d’intellectuels américains, à l’instar du professeur John Mearsheimer, voient en Israël « un albatros attaché au cou de l’Amérique ». Mais ils sont loin de penser que ce pays minuscule loin de 10 000 kilomètres de leurs frontières puisse aller jusqu’à exploiter la pauvreté, l’endettement et la détresse de milliers de jeunes américains dans le but de les envoyer en Iran pour servir de chair à canon.
Beaucoup d’intellectuels américains, à l’instar du professeur John Mearsheimer, voient en Israël « un albatros attaché au cou de l’Amérique ».
Si Israël s’est permis cyniquement de proposer un plan aussi monstrueux, c’est parce qu’il a été habitué à mener par le bout du nez pendant des décennies les administrations américaines successives en toute impunité. C’est parce que les locataires successifs de la Maison Blanche ont accepté docilement d’être manipulés, dominés, induits en erreur et même humiliés par Israël et ses agents à Washington.
Aucune réaction officielle, ni de la part de Trump ni de la part des ses lieutenants au Pentagone et au département d’Etat. Toutefois quelques figures politiques peu influentes et quelques Instituts de recherche, comme le Mises Institute, ont fustigé l’idée, dénonçant « une exploitation cynique de la pauvreté et de la précarité étudiante pour servir des intérêts géopolitiques étrangers ».
Sur les réseaux sociaux, le projet détaillé dans les colonnes du Jerusalem Post a été massivement comparé à une version réelle et brutale de la série « Squid Game » (Le jeu du calmar), une série télévisée sud-coréenne qui raconte l’histoire de personnes en grande difficulté financière et qui, dans l’espoir de remporter un prix doté des millions dont elles rêvent, acceptent de risquer leur vie dans un jeu de survie mystérieux.
Les étudiants américains endettés accepteront-ils de risquer leur vie en allant combattre l’Iran pour le compte du génocidaire Netanyahu qui a déjà fait trop de mal à leur pays ?