Longtemps considéré comme un simple loisir réservé aux jeunes, le gaming s’impose aujourd’hui comme un véritable secteur économique, technologique et culturel à l’échelle mondiale. Face à cette mutation, une question centrale se pose : où en sommes-nous réellement, et que font nos décideurs pour soutenir et développer ce secteur, qui s’annonce parmi les plus attractifs et compétitifs des années à venir ?
Ce sujet prend tout son sens après la tenue récente de la grande finale de Counter-Strike à l’Accor Arena de Bercy, suivie d’une cérémonie de clôture au Grand Palais à Paris. Cet événement a réuni des personnalités de premier plan : Emmanuel Macron, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, grand passionné du gaming, le président de la FIFA Gianni Infantino, ainsi que la star portugaise Cristiano Ronaldo. Ensemble, ils ont clôturé deux mois de compétitions ayant opposé plus de 2 000 joueurs sur les 25 jeux vidéo les plus populaires au monde. Emmanuel Macron a remis le trophée à l’équipe chinoise All Gamers, vainqueur de cette troisième édition de l’Esports World Cup, initialement prévue en Arabie saoudite mais délocalisée en raison du contexte géopolitique.
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Un constat amer, qui interpelle sur l’urgence d’une politique publique adaptée, capable de transformer ce potentiel en levier de développement économique et social.