L’IA joue sur deux tableaux : moteur puissant des échanges mondiaux, elle constitue aussi un facteur de risque pour la croissance si les tensions géopolitiques et les perturbations commerciales s’intensifient.
Au 1er trimestre 2026, et selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le volume du commerce mondial a progressé de 1,9 % sur un trimestre et de 3,2 % sur un an, dépassant ainsi les attentes, porté notamment par l’explosion de la demande liée à l’IA.
Quant aux échanges de biens permettant le développement de l’IA, ils ont bondi de plus de 40 %, tandis que les équipements de bureau et de télécommunications ont progressé de 44 %. L’IA apparaît ainsi comme un puissant accélérateur du commerce mondial, mais dans un environnement où les chocs géopolitiques peuvent rapidement en limiter les effets. L’IA apparaît ainsi comme un puissant accélérateur du commerce mondial, mais dans un environnement où les chocs géopolitiques peuvent rapidement en limiter les effets.
Mais cette dynamique reste fragile. En effet, les exportations du Moyen-Orient ont chuté de 9,7 %, sur fond de tensions et de perturbations autour du détroit d’Ormuz. L’OMC prévient que l’impact du conflit pourrait s’accentuer dans les prochains trimestres. Les importations de pétrole brut de la région ont diminué d’environ 45 % en mars.
L’Asie a enregistré une forte progression, avec des exportations en hausse de 12,9 % et des importations de 14,6 % sur un an. Parmi les principaux exportateurs, la Corée du Sud affiche la plus forte croissance avec +38,4 %, devant Hong Kong, les États-Unis, la Chine et l’Union européenne.
L’Afrique n’est pas en reste, puisque ses exportations ont augmenté de 14 % en valeur alors que ses importations ont connu une évolution de 15 %, toujours selon les statistiques de la CNUCED.